À l’occasion de Taombaovao, l’Institut français de Madagascar a proposé une soirée où héritage et modernité se sont mêlés pour célébrer la créativité malgache.
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| Soirée Taombaovao à l’Institut français de Madagascar qui a réuni un public nombreux. |
Samedi dernier, l’Institut français de Madagascar (IFM) a célébré Taombaovao sous le thème « De mémoire et d’avenir », offrant au public une soirée riche et variée où musique, danse, littérature, mode et arts numériques se sont succédé sur scène. La salle était comble et de nombreux jeunes comme adultes ont répondu présents, attirés notamment par l’entrée libre de l’événement.
La soirée s’est ouverte dans une atmosphère sobre et élégante avec le pianiste Njaka Rakotonirainy, interprétant les Gymnopédies d’Erik Satie, dont on célèbre cette année le 160e anniversaire. Ce prélude musical a installé un climat propice à l’écoute et à la contemplation.
Après le discours de bienvenue de Son Excellence Monsieur Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar, le spectacle s’est déployé sous la forme d’une succession de tableaux artistiques illustrant la richesse des expressions mobilisées pour cette célébration. La scène a accueilli le musicien Encoder, suivi des danseurs de la compagnie de Julie Iarisoa, apportant une dimension chorégraphique contemporaine. L’événement a également fait un clin d’œil à la culture numérique avec la projection de Miary Zo, personnage du jeu vidéo Tekken 8, soulignant l’ouverture de l’IFM aux univers artistiques actuels.
Mémoire
La littérature a ensuite occupé une place centrale avec les lectures de Michèle Rakotoson et Riambola, qui ont partagé des extraits du Journal d’Anne Frank, lus en malgache et en français, dans un moment chargé d’émotion et de mémoire.
La musique a poursuivi son envol avec Riccardo, du groupe The Revery, interprétant Mandrora Mantsilany de Mily Clément, avant l’intervention de la slameuse Na Hassi, dont le texte engagé a marqué l’assistance. La création contemporaine malgache s’est également exprimée à travers la mode, avec le mini-défilé du créateur Tojo Raoilijaona, présenté par quatre mannequins hommes. Une séquence cinématographique projetée à l’écran a complété cette fresque artistique, renforçant la dimension visuelle de la soirée.
La célébration s’est clôturée dans une ambiance conviviale avec un cocktail offert au public, tandis que DJ Kin prolongeait les échanges entre artistes et spectateurs.
À travers cette programmation dense et plurielle, l’IFM a fait de Taombaovao une véritable vitrine de la diversité artistique, fidèle à sa vocation de lieu de rencontres, de création et de dialogue culturel.
Cassie Ramiandrasoa
