ÉDUCATION - Des enseignants non recrutés durcissent le ton

Des enseignants en formation au sein des Centres régionaux de l’Institut national de formation pédagogique (CRINFP), non recrutés, ont manifesté à Anosy pour exiger l’application des textes prévoyant leur intégration dans la Fonction publique.

Des enseignants lors de la manifestation tenue à Anosy, hier.

Des enseignants ayant suivi des formations au sein des CRINFP (Centres régionaux de l’Institut national de formation pédagogique) ont tenu une manifestation hier à Anosy pour réclamer l’application effective des textes relatifs à leur intégration dans la Fonction publique. Se destinant à devenir enseignants dans les établissements publics, ils estiment que leur situation est clairement encadrée par les engagements pris par l’État.

« Nous suivons une formation pour enseigner dans les écoles publiques. Dans le cadre du contrat que nous avons signé avec l’État, l’appel à manifestation d’intérêts prévoit notre recrutement en tant que fonctionnaires. Or, il est aujourd’hui question d’un recrutement en tant que contractuels », a expliqué l’un des représentants des étudiants mobilisés.

Au cours de la manifestation, les protestataires ont scandé des slogans et brandi des pancartes réclamant leur nomination dans la Fonction publique. À travers ces revendications, ils entendent rappeler aux autorités les engagements initiaux et demandent que leur situation professionnelle soit clarifiée dans les meilleurs délais.

Interpellation

Selon les manifestants, cette mobilisation vise à interpeller les autorités sur l’incertitude qui entoure leur avenir professionnel à l’issue de la formation. Ils demandent ainsi l’ouverture rapide des procédures de recrutement, conformément aux accords et aux textes en vigueur.

De son côté, une source au sein du ministère de l’Éducation nationale a indiqué qu’un dialogue est actuellement en cours autour de cette question. Elle a précisé que, dans le cadre du protocole d’accord, ainsi que des textes et notes régissant l’intégration des agents de l’État, des solutions ont d’ores et déjà été proposées.

Par ailleurs, environ 3 100 postes budgétaires ont été prévus au sein du ministère. Ce quota devrait être réparti entre les acteurs concernés, selon les modalités définies par les autorités compétentes.

Mialisoa Ida

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