Vara Mada, anciennement appelée Base Toliara jusqu’en décembre 2025, est au cœur d’un projet minier de grande envergure. La société américaine Energy Fuels annonce les résultats de son étude de faisabilité.
![]() |
| Un site de Base Toliara devenue Vara Mada. |
Le 8 janvier dernier, Energy Fuels a publié les résultats de son étude de faisabilité mise à jour pour Vara Mada. Sur le site web de la société, il est ainsi possible de consulter le document de 312 pages présentant les détails techniques, économiques et financiers du projet situé à Ranobe, dans la région de Toliara.
L’étude a été finalisée en juin 2025 et la signature effective du document par toutes les parties concernées s’est déroulée en décembre 2025. Huit sociétés sont citées comme ayant participé à la préparation de l’étude. Celle-ci confirme l’existence d’une mine de terres rares, de titane et de zircon de haute qualité.
« La production attendue est de 959 000 tonnes d’ilménite (sulfate, laitier et chlorure), 66 000 tonnes de zircon, 8 000 tonnes de rutile et 24 000 tonnes de monazite », détaille le document dans la section « Moyennes annuelles de production ».
Il y est également indiqué que la valeur actuelle nette des ressources est estimée à 1,8 milliard de dollars après impôts, avec une valeur nette de 7,30 dollars par action, après impôts et avant dette. Près de 500 millions de dollars de bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement — désignés comme « résultat opérationnel » — sont attendus.
« L’étude de faisabilité confirme ce que nous savions depuis l’acquisition du projet en 2024. Vara Mada est un projet générationnel, unique en son genre, avec le potentiel de transformer positivement la dynamique mondiale des chaînes d’approvisionnement en terres rares et en minéraux critiques », a souligné Mark S. Chalmers, PDG d’Energy Fuels.
Impacts
« À pleine capacité, la monazite produite par Vara Mada et les autres projets de sables minéralisés lourds (HMS) d’Energy Fuels pourrait couvrir jusqu’à 30 % de la demande américaine en oxydes de terres rares légères et 85 % de la demande américaine en oxydes de terres rares lourdes, telles que le dysprosium et le terbium, selon les prévisions 2032 de Benchmark Mineral Intelligence », précise le document.
Par ailleurs, l’étude indique que les études d’impact environnemental et social (EIES) doivent encore être mises à jour.
« Il est recommandé de mettre à jour l’EIES afin d’établir une compréhension actuelle du contexte environnemental et social du projet. Cette mise à jour devra inclure des études de référence spécialisées actualisées, une évaluation des changements apportés au projet, la consultation des parties prenantes concernées, ainsi que l’intégration de toute étude et procédure supplémentaire requise en vertu du décret MECIE 2025, afin de garantir qu’une base de référence exacte et à jour soit établie avant le début des activités de construction », souligne le document.
« Energy Fuels s’engage à exploiter Vara Mada selon les normes mondiales les plus élevées en matière de santé, de sécurité, de durabilité et de protection de l’environnement, tout en stimulant l’économie de Madagascar, en améliorant la qualité de vie des communautés locales et en constituant un élément clé des chaînes d’approvisionnement en terres rares et en minéraux critiques des États-Unis et de leurs alliés. Nous estimons que la grande échelle du projet, sa longue durée de vie et son économie inégalée offrent à Energy Fuels une base solide pour fournir la production de terres rares la plus compétitive et la plus responsable du monde occidental », conclut Mark S. Chalmers.
« Vara Mada », nouvelle appellation de Base Toliara, avancée
Selon les notes de la société, le nouveau nom « Vara Mada » évoque la richesse et une lueur d’espoir pour la région Atsimo-Andrefana. « C’est un choix qui vise à apporter plus de clarté sur le projet, ainsi qu’à renforcer l’engagement avec l’ensemble des parties prenantes, notamment au niveau local, et à poser un cadre de dialogue franc et inclusif », explique la société.
Le processus d’obtention des permis, autorisations et approbations restant à finaliser, ainsi que la réalisation des démarches juridiques nécessaires à une décision finale d’investissement, s’est accéléré après la levée de la suspension des activités sur le terrain par le gouvernement en novembre 2024 et la signature ultérieure du protocole d’accord (Memorandum of Understanding).
Mirana Ihariliva
