À Antananarivo, les premiers patients guéris de la Mpox quittent le centre d’Andohatapenaka. Malgré ces guérisons, de nouveaux cas continuent d’arriver au centre.
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| Tous les patients quittant le centre de traitement et d’isolement sont aspergés d’un produit désinfectant. |
Le directeur de l’établissement, centre hospitalier universitaire (CHU) d’Andohatapenaka, faisait les derniers mises au point avec le Dr Andoniaina Rakotonaivo, coordinateur du centre de traitement et d’isolement (CTI) de la Mpox à Andohatapenaka, hier matin. Le centre se préparait à faire sortir cinq patients, dont trois adultes et deux enfants, annoncés « guéris ». « Les vêtements et le matériel qu’ils vont emporter chez eux doivent obligatoirement être traités à leur sortie», rappelle ce responsable à son homologue.
Vers 11 heures, les patients autorisés à rentrer chez eux sortent un à un, avec leurs bagages. Ils sont aspergés de produits désinfectants, comme indiqué.
« On suppose que la contamination n’est plus active, mais il peut en rester quelques traces. Il est donc recommandé qu’ils portent des vêtements neufs et qu’on les asperge avec d’eau de javel », explique le directeur de l’hôpital.
Ces patients ont pu regagner leur foyer après une dizaine de jours d’hospitalisation, si la période d’isolement indiquée est de vingt-et-un jours.
« Une personne est considérée comme guérie lorsque la contagion n’est plus active, que la croûte est sèche et cicatrisée, et que la plaie est complètement refermée », explique le Dr Andoniaina Rakotonaivo. Il ne restait, effectivement, que les cicatrices des lésions sur les bras de Fidy (nom d’emprunt), l’un des patients guéris.
En quarantaine
Cet homme est parti de l’hôpital tout seul, et à pied, si d’autres ont pris un taxi. « Nous ne sommes pas autorisés à utiliser un taxi-be», enchaîne Fidy, qui résiderait à Andohalo. Ces personnes guéries devront encore rester en quarantaine chez elles après cette hospitalisation. « Elles doivent rester en isolement pendant deux semaines et ne pas entrer en contact avec d’autres personnes », enchaîne le médecin. Le centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) rapporte quarante-huit cas de guérison et zéro cas de décès, à la date du 20 janvier.
« La majorité d’entre eux se trouvent à Mahajanga », précise le professeur Mamy Randria, incident manager du Cousp.
L’épidémie de Mpox continue de progresser, malgré ces guérisons. Au moment où ces patients sortent de l’hôpital, de nouveaux cas y sont admis. Entre 9 heures et 11 heures, où nous sommes restés dans le centre de traitement et d’isolement à Andohatapenaka, hier, une ambulance y a déposé une mère et un enfant. Quatre autres personnes se sont présentées dans ce centre. À la date du 20 janvier, le Cousp a enregistré vingt-deux cas confirmés et dix-huit cas suspects.
Miangaly Ralitera
