POURSUITE JUDICIAIRE - Garde à vue prolongée pour la députée Sahondrarimalala

La députée élue dans le district de Fianarantsoa, Marie Michelle Sahondrarimalala, est toujours placée en garde à vue à la Police nationale, plusieurs jours après son arrestation intervenue dimanche dernier. Depuis lors, l’élue a été auditionnée au niveau de la Direction de la Police économique, où elle a déjà signé un procès-verbal actant la fin de sa garde à vue. Toutefois, selon ses avocats, hier, la députée n’a pas été libérée. Elle a été transférée à la Brigade criminelle, qui a décidé de poursuivre son audition.

« Notre cliente ne peut toujours pas regagner son domicile après cinq jours et cinq nuits de garde à vue, en raison de cette nouvelle demande formulée par la Brigade criminelle », a déclaré maître Richel Rajaoarifetra.

D’après la défense, Marie Michelle Sahondrarimalala a notamment été entendue dans le cadre d’une affaire remontant à la période où elle occupait le poste de ministre de l’Éducation nationale. Les avocats n’ont cependant pas précisé la nature exacte de ce dossier. Ils indiquent également que l’élue et son époux font l’objet d’une enquête patrimoniale distincte.

Pour rappel, Marie Michelle Sahondrarimalala a été interpellée à la suite d’une perquisition menée à son domicile. Son arrestation est intervenue après la levée de son immunité parlementaire par le Bureau permanent de l’Assemblée nationale.

Tsilaviny Randriamanga

1 Commentaires

  1. On le savait dès le début et tout se corse actuellement pour cette dame poursuivie par la justice avec sa fausseté ! Nous appelons sans détour le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Ministère de la Justice, ainsi que toutes les autorités concernées, à procéder immédiatement à la vérification de l’authenticité des diplômes universitaires figurant dans le curriculum vitae de Mme Marie Michelle Sahondrarimalala.
    Le CV largement diffusé de cette élue fait état de plusieurs diplômes universitaires. Pourtant, ses interventions publiques, ses prises de position lors des débats officiels et ses argumentations médiatiques laissent apparaître de graves incohérences, un manque manifeste de maîtrise des dossiers et une pauvreté intellectuelle difficilement compatibles avec le niveau académique qu’elle revendique. Cette contradiction alimente un doute sérieux dans l’opinion publique et renforce les soupçons selon lesquels elle pourrait faire partie des bénéficiaires de ce que l’on appelle communément des « diplômes tsinjo » tout comme Tinoka Roberto , c’est-à-dire des titres universitaires octroyés illicitement, en violation flagrante des règles académiques et de l’éthique universitaire. Il ne s’agit pas ici de rumeurs anodines. Si de tels faits venaient à être confirmés, ils constitueraient une atteinte grave à la crédibilité de l’enseignement supérieur malgache, une insulte aux étudiants honnêtes et un mépris pour les citoyens qui exigent des dirigeants compétents et légitimes.
    La vérification des diplômes des responsables publics n’est ni une vengeance politique ni une chasse aux sorcières. C’est une exigence minimale de bonne gouvernance. Lorsque des doutes sérieux existent, l’État a le devoir d’agir, de contrôler et de rendre publics les résultats.
    Le silence des autorités face à ces interrogations ne ferait qu’alimenter la suspicion et renforcer le sentiment d’impunité. À l’inverse, une vérification claire, transparente et assumée permettrait soit de rétablir la vérité, soit d’engager les responsabilités prévues par la loi.
    Rainilinga en fuite à Dubaï a mis toute sa confiance en cette dame pour sa réélection avec une corruption électorale bien huilée . Des soupçons de détournements de fonds publics et autres malversations pèsent sur elle . Jamais le pays n'a connu à ce niveau de prédation une mpisolelaka du régime voyou , corrompu et mafieux de Rajoelina !



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