Les habitants de la capitale ont accueilli l’année 2026 chacun à sa manière : dans la joie, dans les rues animées, en famille ou à l’église.
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| La danse dans les rues a été au rendez-vous dans la capitale pour accueillir l’année 2026. |
La fête a eu lieu un peu partout. À minuit, les « Bonne année 2026 » ou « tratry ny taona » ont retenti dans toute la ville. On entendait des cris de joie, des rires et des chants. Les gens se sont embrassés, se sont souhaités du bonheur et ont célébré ensemble le passage de 2025 à 2026.
La nuit de la Saint-Sylvestre, les rues de la capitale étaient bondées. Les bouchons étaient encore au rendez-vous, et les piétons se frayaient un chemin entre les groupes qui dansaient. La pluie tombait, mais elle n’a pas empêché les Tananariviens de faire la fête. Certains sautaient par-dessus les flaques d’eau, tandis que d’autres continuaient de chanter et de rire sous leurs parapluies. D’autres se sont réfugiés sous les auvents des maisons pour se protéger de la pluie.
Il y a ceux qui ont préféré des célébrations plus simples mais tout aussi joyeuses. Dans plusieurs quartiers, amis, familles et voisins se sont rassemblés devant leurs maisons. Avec des enceintes et des téléphones qui diffusaient de la musique, ils ont chanté et dansé jusqu’au petit matin. « L’ambiance est très belle. Nous avons préparé quelques petites collations pour fêter le Nouvel An, et nous avons tous cotisé un peu pour y arriver », raconte Léonie, une jeune femme des 67 Ha.
Prière et recueillement
Pour d’autres, la soirée a été un moment de prière et de recueillement. Nivotiana, mère de famille, a choisi de passer le Nouvel An à l’église Faith International Church, au Roxy Antaninarenina. Elle a passé la nuit à prier et à chanter avec d’autres fidèles. « Je veux confier cette année au Seigneur et prier pour que tout se passe selon sa volonté », dit-elle avec sérénité. À l’intérieur, les chants et les prières créaient une ambiance calme et chaleureuse, très différente de l’agitation et du bruit de la rue. Les fidèles semblaient apaisés et unis dans l’espoir d’une année meilleure.
Malgré les difficultés de la vie quotidienne, la situation politique, le délestage, l’insécurité ou la hausse des prix, les habitants ont su profiter de la fête. Le 1er janvier, les familles se sont retrouvées pour partager des repas, se promener ou rendre visite à leurs proches. Les voisins se saluaient et beaucoup échangeaient leurs vœux pour la nouvelle année. Dans chaque quartier, la joie et la convivialité étaient palpables.
Mialisoa Ida
