À l’occasion du Nouvel An, le cardinal Désiré Tsarahazana appelle à la justice et à l’intégrité. Il invite à un patriotisme fondé sur des actes concrets.
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| Le cardinal Désiré Tsarahazana interpelle les chrétiens. |
Le cardinal Désiré Tsarahazana appelle les citoyens à faire de la justice un principe de vie et à agir avec intégrité. Dans ses vœux de Nouvel An, il dénonce l’hypocrisie et la démagogie, et plaide pour un engagement patriotique réel au service du développement du pays.
Faire de la justice un principe de vie. Tel est le message lancé par le cardinal Désiré Tsarahazana dans ses vœux à l’occasion du Nouvel An. Le prélat de l’Église catholique s’est adressé, dans son message, à tous les citoyens, quels que soient leur rôle et leur place dans la société, du plus bas au plus haut niveau. Monseigneur Désiré Tsarahazana, qui, dans ses propos, a pris des exemples tirés de la vie quotidienne, a illustré les fléaux qui minent la société, tels que les arnaques et les tromperies.
« Il est courant de voir des personnes vendre des produits sur le marché, comme des tomates. Elles placent les bonnes tomates au-dessus, alors qu’en dessous se trouvent des tomates pourries. C’est une vie pleine d’hypocrisie », a souligné le cardinal.
Le dignitaire ecclésiastique a par ailleurs dénoncé la démagogie au plus haut niveau de la société. Il a indiqué que certaines personnes se présentent comme des patriotes alors que leurs actes disent le contraire. Il a cité l’exemple de celles qui préfèrent investir ailleurs que dans le pays et placer toutes leurs richesses à l’étranger. Le prélat a également évoqué, comme illustration concrète de cette contradiction, les obstacles mis en place pour décourager ceux qui souhaitent investir.
Implication
« On demande aux citoyens de créer des emplois alors qu’on leur complique les procédures pour y parvenir. Nous devons mettre un terme à ce genre d’hypocrisie », a-t-il souligné.
Toujours dans son message, Monseigneur Désiré Tsarahazana a également appelé à une plus grande implication des citoyens dans le développement du pays. Pour cela, il faut, selon lui, cesser de les « infantiliser ». Il a notamment évoqué l’octroi de dons de toutes sortes sans donner, en contrepartie, les moyens nécessaires au développement des localités, comme l’exige une véritable décentralisation.
« Donnez-leur des responsabilités afin de leur permettre de développer leurs régions et leurs localités dans la préservation de l’intérêt commun », a souligné le cardinal.
Le chef de l’Église a enfin laissé entendre qu’il est temps d’aborder la question d’une décentralisation effective lors des concertations nationales en vue de la refondation du pays. Ces dialogues doivent être francs et justes, sans quoi il ne peut y avoir de développement, et la refondation ne serait qu’une « tromperie », a-t-il conclu.
Tsilaviny Randriamanga
