Un affrontement nocturne à Itaosy a opposé les gendarmes à un groupe de sept malfaiteurs armés. Le bilan fait état d’un mort et de deux blessés, dont un immédiatement placé en garde à vue.
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| Les gendarmes échangent avec les habitants d’Itaosy après l’intervention contre les malfaiteurs armés. |
Traque musclée. Hier, aux premières heures de la matinée, la quiétude d’Itaosy a été brisée par des coups de feu. Vers 3 heures du matin, un appel anonyme a alerté la brigade locale, rattachée à la Compagnie Tanà Ville. Un groupe de sept hommes, armés de couteaux et de bâtons, s’en prenait à des commerçants matinaux près de la cité Akany Sambatra. Les patrouilles se sont immédiatement déployées et la filature a commencé dans les ruelles encore plongées dans l’obscurité.
Des témoins affirment avoir vu les malfaiteurs dépouiller les marchands de leurs téléphones et de leur argent. Guidés par un riverain, les gendarmes ont rapidement repéré le groupe. À peine une vingtaine de mètres parcourus, certains suspects ont pris la fuite malgré les sommations. Les forces de l’ordre ont alors ouvert le feu. Trois hommes ont été neutralisés, tandis que quatre autres ont réussi à disparaître dans la nuit, selon une source au sein de la gendarmerie.
Soulagement
Quelques heures plus tard, les conséquences de la fusillade se sont précisées. Un corps sans vie a été retrouvé derrière un mur. Un autre homme, gisant sur la chaussée, a été identifié comme vivant avant d’être placé en garde à vue. Un troisième individu, blessé par balle au niveau du bassin, a été admis au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA) sous surveillance policière.
Le bilan est lourd. Dans les rangs des malfaiteurs, on déplore un mort et deux blessés. Cinq téléphones portables et une arme blanche ont été saisis. Les gendarmes, quant à eux, sont sortis indemnes de l’opération.
Dans le quartier, les habitants, d’abord terrifiés par les tirs, ont exprimé un soulagement mêlé de colère. Ils affirment que ces individus étaient connus pour leurs attaques répétées contre les commerçants et les passants. Pour eux, l’intervention rapide des gendarmes apparaît comme une victoire face à une insécurité devenue trop familière.
La nuit s’est achevée dans un silence tendu, mais avec la certitude que la gendarmerie entend maintenir la pression. Les enquêtes se poursuivent et la population espère que ce coup de filet mettra fin aux agissements d’un groupe qui avait fini par imposer sa loi dans les rues d’Itaosy.
Gustave Mparany

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