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| Stade d’Alarobia, l’unique piste d’athlétisme du pays. |
À Madagascar, le sport avance souvent à contre-courant et marche en dents de scie. Si certains athlètes se distinguent sur la scène régionale et africaine, leurs performances reposent plus sur la volonté et le sacrifice que sur un environnement structuré. Le manque d’infrastructures adaptées, la gestion parfois défaillante et la difficulté d’accès constituent un handicap majeur pour le sport malgache.
Dans la capitale, la Commune urbaine d’Antananarivo met à disposition trois sites principaux : le gymnase couvert de Mahamasina, le stade d’Alarobia et le gymnase de Besarety. Théoriquement accessibles à tous, ces installations nécessitent en pratique le paiement d’une location pour financer leur entretien.
« Tout le monde peut demander l’accès, à condition de payer et que le site soit disponible », explique Fenosoa Andriamanjato, responsable auprès de la CUA.
D’autres infrastructures relèvent du ministère de la Jeunesse et des Sports, comme le Palais des sports de Mahamasina, avec ses terrains de basketball aux alentours, le gymnase Ankoay d’Ankorondrano ou le stade Barea.
Complexe sous-exploité
« L’utilisation est ouverte à tous moyennant paiement, mais la priorité est donnée aux sportifs », précise le ministre Alain Désiré Rasambany. Pourtant, plusieurs fédérations dénoncent une réalité différente : les entraînements et compétitions sont souvent perturbés, de temps en temps, par des activités non sportives, notamment les week-ends (cultes œcuméniques, spectacles…).
Le cas emblématique du stade Barea illustre ces difficultés rencontrées par les installations. Ce joyau du football malgache n’a toujours pas obtenu son homologation internationale, obligeant la sélection nationale à jouer ses matchs « à domicile » à l’étranger. Conséquence : pertes financières, baisse de visibilité et frustration des joueurs et supporters.
Pourtant, des initiatives existent pour améliorer la situation. Le Complexe culturel et de loisirs de la CNaPS, construit sur plusieurs hectares à Vontovorona, représente un exemple d’infrastructure moderne et multifonction. Unique à Madagascar, le site regroupe des installations sportives, culturelles et de détente : un stade de football moderne avec pelouse synthétique, homologué pour les compétitions continentales il y a quelques années, et des gradins de 15 000 à 20 000 places ; une piste d’athlétisme à 8 couloirs entourant le terrain ; une piscine olympique couverte et chauffée, première du genre dans le pays ; et un gymnase polyvalent pouvant accueillir le basketball, le volley-ball, le handball et d’autres sports en salle.
Malgré son potentiel, le complexe de Vontovorona reste encore sous-exploité, illustrant la difficulté de Madagascar à mobiliser pleinement ses infrastructures modernes. À cela s’ajoute le cas des « terrains Manarapenitra », construits dans plusieurs localités mais souvent mal gérés, sans plan d’animation ni stratégie de maintenance.
Entre sites vétustes et équipements sous-utilisés, la balle est dans le camp des autorités pour transformer ces investissements en véritables moteurs de performance et de rayonnement sportif.
Donné Raherinjatovo

Et si on "refondez" une nouvelle politique sportive en commençant par l'ouverture d'un vrai centre de formation de cadres techniques de haut niveau, avec une expertise adéquat pour démarrer les formations, pour que chaque fédérations aient enfin des techniciens de haut niveau. Les Jeux des Iles c'est bientôt ... Pas la peine pour l'instant de penser aux échéances sportives de 2026, nous ne serons pas prêt, quel que soit le sport !!!
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