Durant une réunion avec la mission d’évaluation de la SADC, lundi, le colonel Randrianirina a fait une précision importante sur la conduite des affaires étatiques. Il a souligné qu’il est le seul Chef d’État dans le pays.
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| Une photo prise durant la réunion du Chef de l’État avec la mission de la SADC et en présence des quatre Hauts conseillers de la Refondation, lundi. |
Il n’y a qu’un seul chef à bord. La hiérarchie au sommet de l’État est désormais claire. Selon un communiqué de la Présidence de la Refondation de la République, publié lundi, c’est le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, himself, qui en a fait la précision, durant une réunion avec la mission d’observation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), au palais d’État d’Ambohitsorohitra, lundi.
« (...) la réponse du colonel Michaël Randrianirina a été claire. Suivant la décision de la Haute Cour constitutionnelle numéro 16-HCC/D3, du 18 novembre 2025, il n’y a qu’un seul Chef d’État à Madagascar et c’est lui-même», rapporte le communiqué de l’institution présidentielle. Selon cette missive, il s’agit d’une réponse du locataire d’Iavoloha à une question posée par Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, et cheffe de la mission d’observation de la SADC, durant cette réunion à laquelle ont pris part les quatre Hauts conseillers de la Refondation.
Bien qu’elle paraisse anodine, cette précision est importante. Autant pour les acteurs à Madagascar que pour les partenaires étrangers, la configuration à la Présidence de la Refondation de la République peut prêter à confusion, bien qu’il y ait eu la décision de la HCC précitée. Autour du colonel Randrianirina siègent, en effet, quatre militaires qui portent le titre de Hauts conseillers de la Refondation, « avec l’ordre de préséance qui en découle et le traitement incluant les droits et avantages correspondant à ceux d’un Chef d’État », indique la décision de la Cour d’Ambohidahy.
Cette décision de la HCC découle d’une requête du locataire d’Iavoloha. L’institution d’Ambohidahy y a ainsi défini le rôle des quatre Hauts conseillers, qui est « d’assister » le président de la Refondation de la République dans l’exercice de ses fonctions. Toutefois, un décret daté du 31 octobre 2025, dont l’intitulé concerne l’organisation de la Présidence de la Refondation de la République, a renforcé la confusion sur le fonctionnement de l’institution présidentielle transitoire.
Prérogatives régaliennes
Les lignes de cet acte réglementaire, qui date de fin octobre, sont confirmées par les faits sur le terrain et ont été confortées par la décision de la HCC du 18 novembre. Il y a le fait qu’au même titre que le Chef de l’État, donc, chaque Haut conseiller dispose de son propre cabinet, de son propre service protocolaire, de ses propres conseillers techniques et chargés de mission, de son propre service de sécurité.
Il y a aussi le fait que les quatre Hauts conseillers se répartissent les quatre secteurs que sont le secteur socio-économique, les ressources stratégiques, celui de la défense et de la sécurité, et le secteur des relations institutionnelles et internationales. Les Hauts conseillers conduisent, par exemple, des missions à l’extérieur. Ils reçoivent des audiences au palais d’État d’Iavoloha. Ils prennent également part au Conseil des ministres. Même dans la circulation au quotidien, ils bénéficient d’un cortège officiel, même si le dispositif est moins important que celui du colonel Randrianirina.
Durant les événements officiels, en l’absence du colonel Randrianirina, les Hauts conseillers bénéficient d’un traitement présidentiel. Dans la pratique, il a été relativement difficile d’appréhender le mode de fonctionnement des cinq figures à la Présidence de la Refondation de la République. Dans le décret du 31 octobre, il est pourtant déjà indiqué que les quatre Hauts conseillers de la Refondation « assistent » le Président dans l’exercice de ses fonctions.
Dans cet acte réglementaire, toujours, il est indiqué que les quatre Hauts conseillers assistent au Conseil des ministres et peuvent représenter le président de la Refondation « pour les attributions ne concernant les pouvoirs propres du président de la République prévus dans la Constitution ». Il y a eu ensuite la décision de la HCC, du 18 novembre donc, à laquelle s’ajoute la précision faite de vive voix par le colonel Randrianirina, en présence de ses quatre frères d’armes. D’autant plus que, depuis le début de la Transition, c’est lui qui signe tous les actes relevant de la fonction présidentielle.
Ainsi, il ne devrait plus y avoir de confusion quant au rôle des quatre Hauts conseillers que sont les généraux Lucien Rabearimanana et Marcellin Zafitasondry, et les colonels Thierry Rampanarivo et Gervais Andriamiarisoa. Il est désormais dit clairement et sans ambages que seul le colonel Michaël Randrianirina dispose des prérogatives régaliennes du Chef de l’État.
Garry Fabrice Ranaivoson

Moi je suis Général, et moi Colonel, et moi c'est qui ??? le Chef c'est MOAAAAA !!! Aïe aïe . Marco, au secours !!!! la refondation est en train de fondreuuuuu !!!
RépondreSupprimerUne mise au point de la gouvernance de la Refondation qui s'avère nécessaire pour dénouer l'embouteillage et le compliqué. D' autant que l' épreuve probatoire pour le poste à pourvoir n'a pas eu lieu.
RépondreSupprimerBrouille. Brouillard. Débrouille.
Presque de la même famille que "...ouille" au fait.