CONFÉRENCE AU MUSÉE DE LA PHOTO - Faranirina Rajaonah, une autre manière d’aborder l’Histoire

Demain, au Musée de la Photographie, l’historienne Faranirina Rajaonah proposera une rencontre autour des sources historiques, à l’occasion de la parution de l’ouvrage «Madagascar, une approche de l’Histoire par les documents.»

Faranirina Rajaonah, historienne et professeure  émérite, lors d’une rencontre.

Écrire l’Histoire d’une nation ne fait pas débat: c’est une nécessité. Mais comment l’écrire, et surtout à partir de quels matériaux ? C’est à cette question fondamentale que répondra l’historienne Faranirina Rajaonah lors d’un Café-histoire intitulé Madagascar, une approche de l’Histoire par les documents, ce samedi 24 janvier au Musée de la Photographie de Madagascar.

Le Café-histoire s’inscrit dans le cadre de la parution de l’ouvrage Madagascar, une approche de l’Histoire par les documents, coordonné par Faranirina Rajaonah, Philippe Beaujard et Samuel Sanchez, et publié aux éditions Hémisphères en 2025. Cet ouvrage propose une lecture renouvelée de l’histoire malgache à travers un corpus documentaire riche et diversifié, mettant en valeur les sources comme outils de transmission, d’analyse et de débat scientifique.

Cette rencontre mettra en lumière le rôle central des sources historiques, ces traces indispensables à la compréhension du passé. Vestiges archéologiques, textes anciens, iconographies, archives écrites ou audiovisuelles : autant de matériaux qui permettent aux historiens de contextualiser les faits, d’analyser les dynamiques sociales et de restituer les voix souvent oubliées de l’Histoire. À travers cette approche, il s’agit de rappeler que l’Histoire ne se limite pas aux grands récits officiels, mais se construit à partir de documents concrets, parfois fragmentaires, toujours révélateurs.

Biographie

Figure majeure de l’historiographie malgache et africaine, Faranirina Rajaonah est professeure émérite d’histoire à l’Université Paris Diderot. Son parcours académique débute à l’Université d’Antananarivo, où elle a exercé comme assistante, maître-assistante puis professeure de 1972 à 1999, avant d’obtenir un doctorat d’État en 1997. Depuis 2014, elle est professeure émérite à Paris Diderot et membre du Comité scientifique de l’Histoire générale de l’Afrique de l’Unesco, pour le volume 9.

Ses travaux portent principalement sur l’histoire urbaine du Sud-Ouest de l’océan Indien, les sociétés et cultures du XXe siècle, l’histoire d’Antananarivo et les dynamiques de la jeunesse à Madagascar. Parmi ses recherches récentes figure notamment l’édition des lettres d’un responsable de mouvement de jeunesse, fondateur du scoutisme malgache dans les années 1920.

Son œuvre scientifique est abondante. Parmi ses ouvrages majeurs figurent Lettres de Tananarive. Jean Beigbeder à son père (1924-1927) (2019), Cultures citadines dans l’océan Indien occidental (2011) ou encore Madagascar revisitée (2009). Elle est également l’auteure de nombreux articles de référence sur la période coloniale, les jeunesses, les femmes malgaches, les dynamiques urbaines et les circulations culturelles entre Madagascar, l’Afrique et l’Europe.

Ouverte au public, cette rencontre se veut à la fois scientifique et accessible, invitant chercheurs, étudiants et curieux à réfléchir ensemble aux fondements de l’écriture de l’Histoire et à l’importance de préserver, lire et interroger les documents qui la constituent.

Cassie Ramiandrasoa


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