CONCERTATION NATIONALE - Le colonel Randrianirina dénonce des blocages politiques

Le colonel Michaël Randrianirina dénonce le blocage du processus de concertation nationale. Selon lui, les querelles politiques et les luttes d’influence freinent les réformes prévues.

Le colonel Michaël Randrianirina a dénoncé des querelles politiques internes qui minent la concertation nationale.

Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, reconnaît en filigrane que le processus de concertation nationale est actuellement au point mort. Lors de son déplacement à Antsiranana, lundi, le Chef de l’État a évoqué ce blocage dans son discours, dénonçant des calculs politiques et des querelles internes qui, selon lui, freinent la mise en œuvre des réformes. Il a également pointé du doigt des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, reflet d’un climat politique tendu.

« Nous avons lutté ensemble, mais ensuite nous nous déchirons et nous nous dénigrons sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec les membres du secteur privé à Antsiranana.

Sans le mentionner explicitement, le colonel Randrianirina a fait référence aux acteurs politiques qui ne se concentrent plus sur les réformes prévues dans le cadre de la Refondation, mais sur d’autres objectifs, notamment électoraux. Selon lui, certains nuisent mutuellement pour prendre l’avantage sur leurs adversaires, ce qui illustre les querelles internes qui minent le processus.

Ce constat n’est pas nouveau. Dès sa première émission télévisée en novembre dernier, le président de la Refondation avait déjà évoqué ce phénomène, soulignant que certains partis politiques se préparaient pour les prochaines échéances électorales sans que leur identité ne soit révélée. Le problème, selon lui, est que cette focalisation sur les ambitions personnelles ou partisanes détourne l’attention des réformes structurelles nécessaires pour le pays.

Suite incertaine

Sur le terrain, après le lancement officiel de la concertation nationale en décembre, la suite du processus reste encore incertaine. Le ministère d’État auprès de la Présidence, chargé de la Refondation, organise pour l’heure des réunions préparatoires, officiellement destinées à préparer les concertations régionales. Cependant, ces rencontres prennent déjà la forme de discussions structurées, les participants avançant des propositions concrètes, ce qui laisse penser que la concertation se déroule de facto, malgré le manque de cadre officiel clair.

Autre point d’incertitude : l’identification des entités chargées de piloter la concertation. Le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes à Madagascar (FFKM) a été annoncé comme mandaté pour cette mission, mais son rôle précis, ainsi que celui du ministère, n’ont pas encore été clarifiés. Cette ambiguïté institutionnelle, conjuguée aux tensions politiques et aux luttes d’influence, fait de la concertation nationale un défi majeur pour le gouvernement, qui doit réussir à mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun pour que le processus ne reste pas lettre morte.

Tsilaviny Randriamanga

16 Commentaires

  1. Réponses
    1. Le fou furieux il est en fuite à Dubaï la queue entre les jambes ! Ce tyran sanguinaire fait cause commune maintenant avec l'autre " dada " mal élevé !

      Supprimer
  2. Ils ont tous les pouvoirs .... et ils font quoi ? Celui qui est à Dubaï doit être mort de rire !!! Tout ça pour ça ! Et ce n'est pas fini. Pendant ce temps, d'autres (un autre) rêve que d'une chose: chopper le "sanguinaire" pour lui couper la tête !!! Et le peuple dans tout ça, il attend quoi ???

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La tête de noeud perd patience pour voir le tyran sanguinaire en fuite à Dubaï sur l’échafaud qui fera bien rire bon nombre !

      Supprimer
  3. C'est comme ça dans une democratie: on s'en guele, on discute, on est d'accord, ou n'est pas d'accord..... Ce n'est pas une caserne, alors si vous êtes trop sensible, n'hésitez pas à quitter votre poste : personne ne vous en empêchera.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parce que vous croyez que ce pays n’est pas actuellement géré dans la logique de l’expression et de la pluralité démocratique ? Bof l’aigreur se soigne bien …

      Supprimer
  4. Un colonnes est payé pour donner des ordres mais on ne donne pas d'ordre à un peuple. On se soumet à ses exigences donc il y a là un problème à Madagascar. On vote un président et on rejoint sa caserne. Je vois l'avenir en noir pour le pays car il n'y a plus de sous et on veut faire croire à des miracles.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens vous avez la mémoire courte ! Rainilainga n’avait pas un bras armé général retraité Baomba qui donnait des ordres pour tuer ? Bien sûr il y a bien un voleur en fuite à Dubaï qui a vidé les caisses de l’état !

      Supprimer
  5. Pour l'instant le pays est géré par "pas d'eau au robinet", trop d'eau -inondation"... Et s'il n'y avait que ça !!! La galère pour le peuple pendant que d'autres "refondent refondent" ... au fait, le fond du trou , c'est pour quand , car la saison cyclonique c'est pour maintenant et pas pour demain !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et voilà le trou du cul qui nous apprend qu’avec le lâche fuyard à Dubaï l’eau de la Jirama coulait à flot et Antananarivo était une ville qui n’a pas connu le noir total sans électricité ! Pauvre imbécile qui ne voyait les inondations que maintenant !

      Supprimer
  6. Et voilà le trou du cul qui nous apprend qu’avec le lâche fuyard à Dubaï l’eau de la Jirama coulait à flot et Antananarivo était une ville qui n’a pas connu le noir total sans électricité ! Pauvre imbécile qui ne voyait les inondations que maintenant !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A part insulter vous savez faire quoi d'autre. En attendant, le "trou du cul " te pète à la gueule, puisque t'adore aller sur ce terrain là ! On est vulgaire quand on manque d'arguments, c'est sûr !

      Supprimer
  7. Avant c'était pareil, mais l'armée a pris le pouvoir pour normalement améliorer ls choses. Si c'est pour continuer pareil, pas la peine de sortir des casernes .... sauf si c'est pour en profiter à leur tour ... et c'est malheureusement ce qui se passe. Le peuple, out !!! Et les revanchards y croient encore ! RDV en 2027 !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah bon depuis quand le pitre de service a des arguments avec ses imbécilités ?

      Supprimer
  8. Sans doute,le pouvoir précédent a échoué.
    Comment l'armée peut-elle s'affranchir de cet échec alors qu'elle a toujours joué un rôle important dans l'avancée du pays.
    Gouverner,c'est prévoir.
    Diriger,c'est faire preuve d'obligations de résultats quelque soit la météo.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rainilainga sy ny forongony n’a non seulement échoué mais pillé le pays et appauvri les Malgaches !

      Supprimer
Plus récente Plus ancienne