ATTEINTE À LA SÛRETÉ DE L’ÉTAT - Prolongation de la garde à vue de Richard Ravalomanana

L’enquête pour atteinte à la sûreté de l’État visant le général Richard Ravalomanana se poursuit. Sa garde à vue a été prolongée en raison de la complexité des investigations, désormais entrées dans une phase d’analyse numérique.

Le général Richard Ravalomanana reste sous résidence surveillée  à Fiadanana.

Le général Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat, demeure placé sous résidence surveillée à Fiadanana. Sa garde à vue a été prolongée, plus de quinze jours après son arrestation, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’atteinte à la sûreté de l’État. D’autres chefs d’inculpation sont également évoqués, notamment la complicité d’homicide et la complicité de blessures volontaires.

Selon une source au sein de la Gendarmerie nationale, cette prolongation est justifiée par la complexité du dossier et l’entrée des enquêteurs dans une nouvelle phase des investigations. Aucune indication officielle n’a toutefois été communiquée concernant la durée exacte de ce nouveau délai de garde à vue.

Après l’audition du général à la retraite, les enquêteurs ont engagé une phase d’investigation numérique, une procédure technique réputée chronophage. Celle-ci consiste à analyser en profondeur les données contenues dans les supports informatiques saisis et versés au dossier en tant que pièces à conviction. Téléphones portables, ordinateurs, clés USB, disques durs et autres supports numériques ayant appartenu à l’ancien président du Sénat font l’objet de cette exploitation.

Toujours selon notre source, cette tâche est confiée à une équipe spécialisée du Service de la cybercriminalité de la Gendarmerie nationale. 

« Chacun de ces supports est examiné minutieusement afin d’y déceler la moindre information susceptible d’éclairer l’enquête. Ce travail exige du temps et une grande rigueur», précise la même source.

Une dizaine de personnes entendues

Depuis le début de la procédure, au moins une dizaine de personnes ont déjà été entendues par les enquêteurs. Elles l’ont été en qualité de témoins, indique-t-on du côté de la Gendarmerie. Le tribunal compétent décidera ultérieurement si certaines d’entre elles devront voir leur statut évoluer en fonction des éléments qui pourraient émerger de l’enquête. À ce stade, notre source souligne que toutes les personnes auditionnées sont des civils.

Pour rappel, le général Richard Ravalomanana a été interpellé le 27 décembre dernier à son domicile d’Ambatovinaky, après ne pas s’être présenté à une convocation de la Gendarmerie relative à cette affaire. Il avait d’abord été placé en garde à vue à la Section de recherches criminelles de la Gendarmerie à Fiadanana, avant d’être transféré dans une résidence ayant appartenu à l’ancien Premier ministre Christian Ntsay. Cette mesure a été prise en considération de son statut d’ancien chef d’institution et d’ancien chef de l’État par intérim, un élément confirmé par une source proche du dossier.

Tsilaviny Randriamanga

1 Commentaires

  1. Il ne faut pas oublier que ce psychopathe avait la main sur le pilotage du logiciel espion PREDATOR servant à surveiller de simples citoyens , des journalistes , des lanceurs d'alerte , des membres de la société civile et des politiciens . Ce joujou a été détourné de son usage initial à l'achat pour lutter contre le terrorisme et les trafiquants de drogue . Le tyran sanguinaire en fuite à Dubaï a menti à ce sujet et c'est une charge en plus pour le pourchasser sans merci!

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