ATSIMO ANDREFANA - La commune d’Ankilizato oubliée

La commune rurale d’Ankilizato à Ampanihy Ouest est vidée de ses habitants faute d’infrastructures publiques.

La commune rurale d’Ankilizato se trouve à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu du district d’Ampanihy.   Isolée, elle ne dispose d’aucune salle de classe, ni pour l’enseignement primaire, ni pour le secondaire. « Nous sommes contraints de demander des salles où nous pouvons enseigner. Nous utilisons soit la salle du bureau du fokontany d’Ankilizato, soit l’église, soit sous les tamariniers alors que nous assurons quelques cent-cinquante élèves du secondaire, de la sixième jusqu’en troisième, par exemple », explique le directeur du CEG, Robert Sambihay. Avec ses dix enseignants, il organise tant bien que mal les cours et répartit les élèves selon les espaces disponibles.

Le bureau communal d’Ankilizato, un bâtiment en dur, existe bel et bien mais il est vide. « Le maire élu à Ankilizato habite au fokontany de Sakamasay, situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la commune. Il y a transféré toutes les infrastructures publiques », expliquent les enseignants du CEG d’Ankilizato.  La commune ne dispose d’aucune borne-fontaine, obligeant les habitants à puiser l’eau dans des puits de fortune. Un petit marché existe, mais il n’accueille que huit commerçants vendant des mangues, du manioc sec et quelques produits d’épicerie comme le sucre, l’huile et le savon.

En revanche, le fokontany de Sakamasay est mieux équipé : bornes-fontaines avec système gravitaire installées par des partenaires onusiens, écoles, un autre bureau communal et un marché conforme aux normes. Le maire y est installé depuis 2019 et a été récemment réélu.

Mirana Ihariliva

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