C’est dit. Le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, confirme la visite d’une délégation américaine à Madagascar, récemment. Une confirmation faite lors d’un bref entretien avec les journalistes des médias publics, à son retour d’Abu Dhabi, hier, à Ivato.
Le locataire d’Iavoloha a également précisé que l’éventualité pour Madagascar d’accueillir des migrants est l’objet de la visite de cette délégation américaine. « Pourtant, nous ne leur avons pas encore donné de réponse », déclare le président de la Refondation de la République. L’information a circulé depuis le début du mois. Toutefois, aucune source officielle ne l’avait confirmée. Jusqu’à l’heure, l’ambassade des États-Unis garde le silence sur le sujet bien qu’elle ait été sollicitée et malgré les relances.
Avant la déclaration du colonel Randrianirina, hier, la visite de cette délégation américaine a été confirmée officiellement par des sources diplomatiques. Elles ont confié qu’il s’agit de « trois individus, émissaires de Donald Trump [président des États-Unis]. Ils comptent proposer à Madagascar un accord d’accueil des migrants expulsés des États-Unis ». Les Américains ont déjà un accord sur ce point avec d’autres États africains comme le Rwanda et le royaume d’Eswatini.
Concrètement, il s’agit d’accueillir un quota de migrants que Washington considère comme en situation irrégulière, expulsés des États-Unis, mais qui ne veulent pas ou ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine pour différents motifs, notamment politiques ou sécuritaires. Outre les migrants clandestins, il peut s’agir de personnes dont les demandes d’asile aux États-Unis ont été refusées.
Garry Fabrice Ranaivoson