ANTANANARIVO VILLE - Une quarantaine d’écroulements enregistrés

Un agent du BNGRC (à dr.) sur le lieu de l’effondrement d’une maison située sur la colline de Manjakamiadana.

Les sapeurs-pompiers tirent la sonnette d’alarme. Depuis la fin de l’année 2025, les effondrements se multiplient dans la capitale. « Du 23 décembre à ce jour, quarante-six maisons, clôtures et arbres se sont écroulés », a déclaré hier le commandant Éric Ralaivaonoro, chef de corps des sapeurs-pompiers.

Les pompiers avaient déjà alerté à plusieurs reprises sur le risque élevé d’effondrement des maisons et des murs de soutènement à Antananarivo. Les vieilles maisons traditionnelles sont particulièrement exposées.

Le commandant Ralaivaonoro précise les signes d’alerte : « Si les murs se fissurent, si la maison est construite sur un terrain en pente, si l’eau s’accumule contre les murs ou provoque de l’humidité à l’intérieur, si des écoulements d’eau inhabituels apparaissent à l’intérieur ou à l’extérieur, ou si le bois est moisi ou humide, la maison risque de s’effondrer. »

Recommandations

Face à ces dangers, il recommande de prévenir le risque : « Quittez immédiatement la maison, contactez les secouristes et les sapeurs-pompiers au 118, au 033 15 801 01, au 034 11 080 86 ou au 032 32 111 19. Coupez ou abattez les arbres fragilisés jusqu’à leur base. »

Le Bureau national de la gestion des risques de catastrophes (BNGRC) a également appelé les habitants des zones à risque à rester vigilants et à prendre des mesures de précaution, car le danger est déjà présent dans les quartiers de la colline de Manjakamiadana. Des blocs de rochers menacent de s’écrouler sur cette colline, outre les risques de glissement de terrain. Il serait impossible de casser ces rochers.

Miangaly Ralitera 

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne