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| Des marchands de rue sur les trottoirs, des piétons contraints de circuler sur la chaussée. |
À Antananarivo, les trottoirs encombrés par les marchands de rue compliquent la circulation des piétons. La Commune urbaine d’Antananarivo relance ses actions d’assainissement et de sensibilisation pour sécuriser et fluidifier les voies publiques.
Traverser les rues d’Antananarivo reste un véritable parcours du combattant, notamment à cause de l’occupation des trottoirs par les marchands de rue. Cette situation, observée dans plusieurs quartiers tels qu’Analakely, Behoririka ou Tsaralalàna, oblige les piétons à marcher sur la chaussée, exposant souvent les plus vulnérables aux risques d’accidents, surtout aux heures de forte affluence.
« Avec la présence massive des marchands de rue, nous sommes obligés de circuler sur la route. Et avec l’affluence des clients, la circulation devient encore plus étroite », explique Cinthia Herinantenaina, mère de famille venue faire ses courses à Behoririka hier. Comme elle, de nombreux habitants dénoncent des conditions de circulation difficiles et un manque de sécurité pour les piétons.
Mais pour les marchands de rue, ces activités constituent leur source de revenu. « Nous savons que cela gêne les piétons, mais nous n’avons pas beaucoup d’autres choix. C’est ici que nous avons nos clients, et c’est ainsi que nous gagnons notre vie », explique un vendeur ambulant à Analakely. « Si nous étions déplacés sans solution, beaucoup d’entre nous seraient en difficulté. Nous espérons juste que les autorités trouveront un équilibre entre circulation et commerce. »
Assainissement
Même si les festivités sont désormais terminées, la situation ne s’améliore pas immédiatement. Une source auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a annoncé hier la reprise des actions d’assainissement et de sensibilisation, visant à libérer les trottoirs, faciliter la circulation des piétons et réduire les embouteillages qui paralysent régulièrement la capitale.
« Pour le moment, nous privilégions la sensibilisation des marchands de rue avant de passer à des mesures plus strictes », précise notre source. L’objectif est double : améliorer le cadre de vie des habitants et assurer la fluidité de la circulation, tant pour les piétons que pour les véhicules.
Le désordre dans la capitale ne se limite toutefois pas aux marchands de rue. Les ordures qui s’éparpillent sur les routes et la dégradation des services offerts par les transports en commun compliquent également la vie quotidienne des habitants.
Dans ce cadre, une campagne de vulgarisation du Code municipal d’hygiène (CMH) sera menée tout au long du mois de février. Elle portera sur plusieurs aspects de la vie urbaine, tels que la gestion des déchets, le respect des règles de propreté et d’hygiène, et bien d’autres. Cette campagne sera accompagnée d’actions de sensibilisation auprès des marchands et commerçants, ainsi que d’une large diffusion dans les médias pour informer efficacement le public.
Les autorités rappellent que des amendes seront appliquées aux contrevenants. Mais la priorité reste la conscience citoyenne : il s’agit d’inciter chacun à respecter les règles de l’espace public plutôt que de se limiter à des sanctions.
Mialisoa Ida
