Fraîchement installé à la tête de la Direction générale de la Culture, Théo Rakotovao, artiste reconnu et passionné de musique Beko aux influences africaines, a tenu à mettre en avant son engagement institutionnel, distinct de sa carrière artistique.
Originaire du sud de Madagascar, ayant déjà représenté la Grande île à l’international, notamment sur RFI, Théo Rakotovao affirme aujourd’hui recentrer entièrement son action sur ses responsabilités administratives.
Il souligne que sa priorité n’est plus son statut d’artiste, mais l’accomplissement des missions qui lui incombent, missions qu’il considère comme un devoir envers le pays. Il précise que sa nomination ne fait suite ni à un dépôt de candidature ni à une demande personnelle. Artiste engagé, il avait notamment pris part au mouvement de grève en septembre avant d’être nommé.
Abordant la situation héritée de la précédente gestion, Théo Rakotovao évoque l’absence de budget et de moyens financiers. Face à cette réalité, il identifie comme priorité majeure l’éducation culturelle à l’échelle nationale, afin de renforcer la connaissance et la transmission de la culture malgache sur l’ensemble du territoire. Il cite notamment l’échange des expressions culturelles entre les régions, comme le Hira gasy d’Antananarivo pouvant être enseigné à Diego, et inversement les cultures régionales partagées dans la capitale.
Selon lui, Madagascar dispose d’une richesse culturelle considérable qui mérite une meilleure organisation pour être valorisée.
Cassie Ramiandrasoa