L’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, est toujours en garde à vue après son arrestation. Une prolongation de cette mesure est envisagée en raison de la complexité de l’enquête.
![]() |
| Le délai de garde à vue du général Richard Ravalomanana a été prolongé. |
L’audition de l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, se poursuit plus de 48 heures après son arrestation. Selon des sources proches de la Gendarmerie nationale, l’enquête préliminaire n’est pas encore bouclée, plusieurs personnes impliquées, de près ou de loin, dans les faits reprochés devant toujours être entendues par les enquêteurs. Dans ce contexte, le délai de garde à vue pourrait être prolongé avant la transmission du dossier au Parquet.
D’après une source judiciaire, cette prolongation est justifiée par la nature des faits faisant l’objet de l’enquête, lesquels relèvent notamment d’une suspicion d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.« Pour ce type de dossier, le délai de garde à vue peut être prolongé jusqu’à quinze jours, en fonction des nécessités de l’enquête», précise une source proche du dossier, en référence aux dispositions prévues par la législation en vigueur pour les infractions liées à la sûreté de l’État.
Toujours selon des informations émanant de la Gendarmerie, certaines personnes convoquées dans le cadre de cette affaire ne se sont pas encore présentées devant les enquêteurs. Leur audition est jugée nécessaire pour compléter les éléments de l’enquête et permettre aux autorités judiciaires de statuer sur la suite de la procédure. Les enquêteurs restent toutefois discrets sur l’identité de ces personnes ainsi que sur leur degré d’implication présumé.
Lieu d’audition gardé secret
Jusqu’à hier, le lieu exact de l’audition du général Richard Ravalomanana n’avait pas été officiellement communiqué. Sa lettre de convocation indiquait néanmoins qu’il devait se présenter au camp Toby Ratsimandrava, situé à Andrefan’Ambohijanahary. Un communiqué publié samedi par le ministère de la Justice a cependant précisé que l’enquête est conduite par la section de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale. Ni la Gendarmerie ni le ministère de la Justice n’ont toutefois voulu indiquer l’endroit où l’officier de la gendarmerie à la retraite est actuellement placé en garde à vue.
Pour rappel, le général Richard Ravalomanana a été interpellé samedi à son domicile à Ambatovinaky, après avoir refusé de répondre à une convocation de la Gendarmerie. À la suite de ce refus, un mandat d’emmener a été émis à son encontre, conduisant à son arrestation.
L’ancien haut responsable est visé par plusieurs chefs d’accusation, dont la complicité d’homicide volontaire, la complicité de blessures volontaires, l’usurpation de fonction ainsi que l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Ces faits sont liées aux événements survenus lors des manifestations dites de la « Gen Z », organisées entre les mois de septembre et d’octobre. Ces mouvements ont donné lieu à des affrontements ayant causé des morts et des blessés parmi les manifestants, ainsi que des pertes au sein des Forces de défense et de sécurité, dont un élément de l’Armée malagasy.
Tsilaviny Randriamanga

Attention il y a deux autres officiers de la gendarmerie qui sont impliqués dans la gestion barbare réprimant les manifestations de la Gen Z . Il s'agit en l'occurence de l'ancien ministre rattaché à la gendarmerie et le commandant de la circonscription de la gendarmerie d'Analamanga . Ce sont de vrais apparentés nazis SS !
RépondreSupprimer