LUTTE CONTRE LA CORRUPTION - La déclaration de patrimoine digitalisée

La cérémonie de lancement officiel de la campagne de sensibilisation sur la Déclaration des patrimoines et d’intérêts économiques (DPIE) s’est déroulée en présence du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), Gaby Nestor Razakamanantsoa, hier, dans les locaux de l’hôtel Baobab Tree à La Corniche. Le préfet de Mahajanga, Tokifaharana Herimaharo Zo, le secrétaire général de la région Boeny, Ravoavy Faly Miadana, le maire de Mahajanga, Heriniaina Tia Solofomanga, ainsi que la coordonnatrice du Projet de renforcement de la gouvernance par la digitalisation (Pregodi) Florence Andrianaivohery, étaient également présents.

L’actuel processus de lutte contre la corruption à Madagascar, récemment mis en place, prend une nouvelle forme grâce au Pregodi, lancé par la Banque africaine de développement. « La plateforme digitale de déclaration de patrimoine et d’intérêts économiques est créée afin de moderniser et de sécuriser la gestion des DPIE par une plateforme centralisée, conformément aux dispositions des articles 3 et 4 de la loi n°2016. L’exploitation systématique de la plateforme facilite la soumission électronique des déclarations par les assujettis, la vérification automatisée des flux financiers illicites, ainsi que le suivi du respect des obligations et le traitement analytique pour la lutte contre l’enrichissement illicite. La richesse n’est pas une infraction, mais l’enrichissement illicite sans cause et sans explication entraîne des poursuites via des enquêtes patrimoniales et financières. Le blanchiment d’argent est ainsi constaté. La DPIE est obligatoire et constitue un gage de transparence. Elle permet le renforcement de la confiance avec les administrés et s’inscrit dans la politique générale de l’État pour la refondation », déclare le DG de Bianco.« Nous avons choisi Mahajanga notamment parce que beaucoup de personnalités assujetties doivent effectuer cette déclaration. Les différentes sources de richesse et opportunités existantes dans la région incitent certaines personnalités à l’enrichissement illicite. On constate un accroissement de richesses telles que la possession de plus de trois véhicules par une seule personnalité, la construction et la possession de villas d’une valeur de plus d’un milliard d’ariary. Nous procédons actuellement aux sanctions et à l’application des peines. La fausse déclaration, le refus ou les informations incomplètes sont passibles de sanctions. Actuellement, la tendance mondiale est de rentabiliser la lutte par le remboursement ou le recouvrement des avoirs des propriétaires concernés. »

Vero Andrianarisoa


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