Le Centre d’immatriculation de Madagascar relance l’impression des permis de conduire et cartes grises biométriques. Les auto-écoles demandent quant à elles un retour aux anciens modèles.
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| File d’attente devant le CIM Ambohidahy. |
La délivrance des documents biométriques en souffrance reprend progressivement au Centre d’immatriculation de Madagascar (CIM) à Antananarivo. « Nous avons commencé l’impression des permis de conduire du mois de novembre 2023, ainsi que des cartes grises des mois d’octobre, novembre et décembre 2024. De nouveaux lots d’imprimés sont arrivés », indique Arinala Andriambahiny, chef du centre, hier.
La société Hephalu Madagascar, prestataire de l’État pour l’approvisionnement en imprimés biométriques, confirme un retour à la normale dans la distribution. « La quantité d’imprimés distribués est redevenue stable. Les lots destinés à Antananarivo et ses environs ont déjà été livrés. Ceux pour les autres provinces sont en cours d’acheminement », précise Nirina Randriamihakasoa, directeur du système d’information au sein de l’entreprise.
Malgré cette reprise, les usagers dont les dossiers ont été déposés et traités devront encore patienter. Le CIM procède à une impression « progressive » et n’est pas en mesure de remettre immédiatement toutes les demandes restées en attente. « Nous priorisons les dossiers en souffrance », souligne la responsable. Elle invite également les usagers à éviter les déplacements massifs : « Nous contacterons personnellement les personnes dont les documents sont prêts.»
Causes
La délivrance des documents biométriques a connu plusieurs interruptions ces dernières années. Parmi les causes évoquées figurent notamment l’endommagement du serveur dû aux coupures de courant. Hier, Hephalu Madagascar a expliqué que la limitation du nombre d’imprimés disponibles avait conduit à restreindre le nombre de documents délivrés.
Face à ces dysfonctionnements répétés, le syndicat des auto-écoles réclame un retour aux anciens modèles de permis de conduire.
« Depuis 2023, la délivrance des permis se fait au compte-gouttes. Ils ont émis une capacité provisoire à la place. Cela a eu des répercussions sur notre activité : le nombre d’élèves diminue. Ils n’obtiennent pas le permis, pourtant indispensable pour travailler ou compléter un CV. Nous demandons le retour aux permis traditionnels, plus simples à produire », plaide Lalanirina Andriambololona, porte-parole du syndicat.
Le CIM reconnaît que le volume de permis et de cartes grises non remis est important, sans toutefois annoncer de chiffres. Hephalu Madagascar affirme pour sa part que l’approvisionnement en imprimés biométriques est désormais sécurisé, y compris pour les besoins de l’année 2026.
Miangaly Ralitera
