ANNIVERSAIRE NOIR - L’audition des témoins se poursuit

L’enquête sur l’empoisonnement présumé lors d’une fête d’anniversaire à Ambohimalaza se poursuit. La justice entend désormais les survivants et examine de nouveaux éléments médicaux pour clarifier les circonstances du drame.

Les procès des personnes soupçonnées dans l’affaire d’empoisonnement devraient encore attendre.
L’affaire relative à l’empoisonnement présumé survenu lors d’une fête d’anniversaire à Ambohimalaza est toujours en cours d’instruction. Selon la ministre de la Justice et garde des Sceaux, Fanirisoa Ernaivo, les auditions des témoins présents à cette fête se poursuivent activement. La justice porte désormais une attention particulière aux survivants, qui n’ont pas encore été entendus au tribunal malgré leur implication directe dans ce drame.

« Ils pourraient apporter des informations cruciales sur les événements qui se sont déroulés le jour du drame. Il est donc primordial d’entendre leur version avant de porter l’affaire devant le tribunal », a souligné la ministre, en marge d’une cérémonie à Anosy, hier.

D’autres victimes seront auditionnée

Parmi les personnes appelées à témoigner figurent notamment des victimes qui présentent encore des séquelles de cet empoisonnement présumé. Fait surprenant, beaucoup d’entre elles n’avaient pas été recensées comme participantes à la fête et n’ont même pas déposé plainte, malgré leur état de convalescence. Leur audition permettra de confronter leur témoignage à celui des familles des victimes, qui restent jusqu’à présent les seules à avoir saisi la justice.

Un procès devait initialement se tenir pour juger les cinq personnes actuellement détenues dans cette affaire, parmi elles l’hôtesse de la fête, Fenohasina, ainsi que sa mère. Toutefois, la ministre a exprimé son objection et demandé une enquête plus approfondie afin de clarifier plusieurs points encore obscurs.

« L’objectif est maintenant de comprendre le contexte entourant la fête, avant, pendant et après l’incident », a précisé Fanirisoa Ernaivo. Parmi les personnes à entendre figurent notamment celles dont les noms ont été fréquemment mentionnés, y compris celles qui auraient financé la célébration.

Les investigations porteront également sur des éléments matériels, comme les images des caméras de surveillance présentes sur les lieux du drame. Ces vidéos, qui n’auraient pas encore été exploitées par les enquêteurs, devraient permettre d’identifier les participants et de reconstituer le déroulé exact de la fête.

Enfin, la justice prendra en compte de nouveaux éléments médicaux : des victimes hospitalisées à l’île Maurice ont récemment subi des analyses complémentaires. Ces résultats constituent des faits nouveaux, car ils pourraient confirmer la nature de l’empoisonnement, identifier l’agent toxique impliqué et fournir des preuves scientifiques fiables pour appuyer l’enquête. Leur intégration dans le dossier permettra à la justice d’établir plus précisément les responsabilités et de mieux comprendre l’ampleur des conséquences sur les victimes.

Tsilaviny Randriamanga

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