La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la Professeure Loulla Chaminah, avec les présidents des universités. |
Rigueur. L’obtention des diplômes de doctorat et de l’Habilitation à diriger des recherches (HDR) sera régularisée. Lors de la réunion de la Conférence des présidents des universités (CPU) qui s’est tenue le vendredi 6 décembre, au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Fiadanana, dirigée par la ministre de l’Enseignement supérieur, la professeure Loulla Chaminah, il a été convenu de réviser les textes relatifs à l’acquisition de ces deux diplômes. « Il a été décidé que les textes relatifs à l’obtention du doctorat et de l’HDR seront améliorés», selon le compte rendu de cette CPU, rapporté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sur sa page Facebook, samedi.
Une source anonyme témoigne qu’un relâchement a été constaté dans la délivrance de ces deux diplômes ces derniers temps. « Certaines personnes obtenaient ces diplômes sans les qualifications requises. Avec un jury de complaisance, ils se mettaient d’accord pour soutenir leur thèse», lance cette source. Il a été soulevé, par exemple, que des membres du jury de soutenance de thèse n’appartiendraient même pas à la filière du candidat au doctorat ou à la HDR, et par conséquent, ne sauraient même pas analyser le contenu du travail et apprécier la maîtrise du sujet.
Critères
D’autres candidats, refusés par l’université A, s’inscriraient dans une autre université « alors que lorsqu’un dossier est recalé par une université, ce refus doit être valide dans toutes les autres universités ». Parmi les candidats qui ont postulé à l’HDR, les travaux qu’ils ont présentés au jury ne rempliraient pas les critères requis, à savoir des travaux ayant fait l’objet de publication dans des revues de notoriété internationale, ou des travaux accompagnés d’un document de synthèse destiné à les situer dans leur contexte scientifique et mettant en exergue la cohérence dans la spécialité.
Ce phénomène accélère la dégradation de la qualité de l’enseignement dans les universités. La possession d’un diplôme de troisième cycle, c’est-à-dire, de doctorat, est indispensable pour exercer dans les universités. À l’issue de la CPU, il a été décidé que des mesures seront prises au niveau des écoles doctorales dans tout Madagascar et que « seules les personnes qui remplissent les critères de qualifications académiques et qui ont une expérience dans l’enseignement sont autorisées à enseigner dans les universités ».
Miangaly Ralitera
Des constats objectifs ( enfin !!! ) de la DÉGRADATION de l'Enseignement Supérieur à Madagascar.
RépondreSupprimerEt ça dure depuis des décennies....,ces délivrances de titres pompeux à haut niveau,
sans avoir les critères suffisamment reconnus , non seulement nationaux ,
mais de surcroît INTERNATIONAUX.
Des titres de Doctorats , de HDR... etc. souligne-t-on ici , par le Ministère des enseignements supérieurs,sans même le minimum de VRAIES SOUTENANCES ou PRÉSENTATIONS de TRAVAUX UNIVERSITAIRES dignes de ce nom!!!
Sur le Classement Shanghaï Universités de par le Monde, Madagascar n'est même pas au milieu ( Top 2.000 ) , comparativement par exemple à l'Afique du Sud , ou à l'Égypte Tunisie, qui ne " sont pourtant "
que dans le Top 500 - Cinq cents.
Et pourtant les Écoles doctorales
ne manquent pas dans ce pays, les compléments d'enseignement, les CÉRÉMONIES DE REMISES DE DIPLÔMÉS AVEC TOGES ... enseignants et étudiants.
Mais quid DES PUBLICATIONS UNIVERSITAIRES ACADÉMIQUES PÉRIODIQUES de ces enseignants sur des REVUES SCIENTIFIQUES
surtout INTERNATIONALES.
Sans évoquer en plus les VRAIES INSERTIONS PROFESSIO
NNELES de ces ÉTUDIANTS RÉCEMMENT DIPLÔMÉS?