CENI - FARATSIHO - Le président de la CED convoqué à la gendarmerie

Le système informatique est un maillon important dans le traitement des résultats à la Ceni. 

Hier, le président de la CED et le chef du système informatique de Faratsiho ont été convoqués à la gendarmerie. Si le premier est relâché, l’autre est toujours enquêté à la gendarmerie d’Antanimenakely.

Coup de théâtre. À peine une journée après la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), deux de ses démembrements à Faratsiho sont convoqués à la gendarmerie. Le président de la Commission électorale de district (CED) de Faratsiho et le chef du système informatique sont convoqués par la Gendarmerie nationale du Vakinankaratra, à la caserne Antanimenakely. Ces deux personnes avec un autre individu ont été auditionnées par les autorités hier. À l’issue de laquelle, le président de la CED est remis en liberté alors que les deux autres sont encore retenus par les gendarmes.

Dans le courant de la journée, la Ceni, par le biais de Soava Andriamarotafika, rapporteur général, communique les dispositions prises par l’institution d’Alarobia. Un avocat a été dépêché pour s’occuper de la défense du membre de la Ceni. Selon lui, il est possible que l’infraction imputée à ce chef du système informatique soit la fraude électorale. Le rapporteur général insiste sur le fait que la Ceni ne sera pas complice des irrégularités perpétrées par qui que ce soit, même un de ses membres, si l’infraction est effectivement constatée. Pour rappel, le service du système informatique de la Ceni dans chaque district a pour mission de manipuler le logiciel pour la transcription des résultats des élections provenant des bureaux de vote.

Coïncidence

Selon les informations émanant d’Antanimenakely, l’enquête du membre de la Ceni de Faratsiho ainsi que de l’autre individu se poursuit toujours. De son côté, Soava Andriamarotafika explique que cette affaire peut aller jusqu’au déferrement des suspects au parquet. Il déclare également que la Ceni ne va en aucun cas faire entorse à la procédure judiciaire et fait totalement confiance en la justice. Il sensibilise aussi tous les membres de la Ceni ainsi que tous les démembrements dans tout le territoire national à faire leur travail.

De prime abord, cette affaire ajoute un peu plus de piment à la situation du district de Faratsiho, qui, depuis la campagne électorale, figure parmi les districts les plus bruyants. D’un autre côté, elle coïncide avec la confusion sur les résultats provisoires des élections législatives dans ce district. Depuis quelque temps, deux des trois candidats se renvoient des pics concernant des irrégularités perpétrées par l’un ou l’autre durant tout le processus électoral.

Le verdict de la Ceni a donné la victoire au candidat du Firaisankina avec 45 % des voix devant la candidate Irmar, Lalatiana Rakotondrazafy, qui obtient 40 % des voix. L’ancienne ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a déjà déclaré avoir envoyé une requête en vue de dénoncer les irrégularités qu’elle dit avoir été perpétrées par son adversaire.

Ravo Andriantsalama

1 Commentaires

  1. La " trainée " de la république fait des mains et des pieds pour sauver la face et n'oubliez pas qu'au sein de la CENI il y a un membre du parti FREEDOM frère du député de Miarinarivo Rakotondrasoa Fetra qui a été envoyé avec Soava Anriamarotafika chez Poutine pour s'acquérir des méthodes de fraudes " be vata " . Les intrigues sont grossières et les méthodes de la Gestapo de ce régime voyou continuent de plus belle . Il faut sauver la "langue fourchue" porte parole du gouvernement illégal et illégitime et c'est un ordre émanant certainement de ....Rainilainga !

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