APPROVISIONNEMENT EN EAU - Plusieurs quartiers privés d’eau

Le quartier d’Andravoahangy lors de la manifestation, samedi dernier.

Depuis quelques jours, les habitants de certains quartiers ont manifesté suite à une interruption de l’approvisionnement en eau.

Pénurie.De nombreux quartiers de la capitale sont confrontés actuellement à des problèmes d’approvisionnement en eau, tels que les quartiers d’Andravoahangy, d’Ambatomaro, d’Andraisoro, d’Anjanahary et beaucoup d’autres. Les habitants d’Andravoahangy ont même effectué des manifestations en signe de mécontentement suite à l’interruption de l’approvisionnement en eau dans leur quartier. Ils sont descendus dans les rues pour réclamer le retour de l’eau.

La situation a été la même pour le quartier d’Anjanahary. Les habitants ont aussi pris la rue, brûlant des pneus. « Nous avons effectué cette grève car nous étions privés d’eau pendant trois jours d’affilée et aucune goutte d’eau ne sort du robinet. Parfois même, nous devons veiller la nuit pour attendre le retour de l’eau mais pourtant aucune goutte ne sort », lance un habitant d’Anjanahary. Le prix d’un bidon d’eau étant de 2 500 ariary, les habitants trouvent que cela est trop cher. Face à la situation, les Forces de l’ordre ont été présentes pour disperser les manifestants et éteindre les feux provoqués.

Tout individu ne peut se passer d’eau car elle tient une place importante dans la vie. C’est pour cela que l’interruption de l’approvisionnement en eau présente des conséquences majeures sur la vie quotidienne. Un résident d’Andravoahangy avait témoigné qu’ils n’ont pas les moyens nécessaires pour acheter de l’eau. « Ces derniers temps, nous avons été privés d’eau, et il fallait dépenser des sommes importantes pour pouvoir en obtenir. Et cela impacte beaucoup de choses. Par exemple, nous ne pouvons pas nous laver correctement », poursuit cet habitant.

Même le travail des autres personnes est perturbé par cette coupure d’eau. Les femmes qui doivent laver les vêtements d’autrui pour gagner de l’argent perdent leur travail ou sont obligées d’acheter de l’eau à un prix exorbitant. « Nous ne voulons pas des Forces de l’ordre mais ce dont nous avons besoin c’est que l’eau revienne dans notre quartier pour que nous puissions travailler », déclare une de ces femmes.

Une source auprès de la Jirama a déclaré que ces problèmes d’approvisionnement sont en rapport avec des pannes techniques. Mais pour le moment, la Jirama n’a pas encore donné d’autres explications et les raisons pour lesquelles plusieurs quartiers se trouvent dans la même situation. D’autres manifestations se risquent de se déclencher dans d’autres quartiers si la situation d’approvisionnement ne s’améliore pas.

Mialisoa Ida

1 Commentaires

  1. L’effondrement du réseau d'eau à Tana est très inquiétant: le réseau n'a jamais fait l'objet d'un plan stratégique d'entretien et de développement depuis la fin de la colonisation. Trop vétuste, le réseau va s'effondrer et la population va se révolter: ce 'est plus qu'une question de temps.

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