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| Le chef de service de la section de recherche criminelle. |
Rebondissement dans l’affaire Qnet Infinity, branche Mahajanga, qualifiée d’escroquerie par le procureur de la République de Mahajanga, docteur André Andrimpirenena, la semaine dernière. Des victimes venant de la région Vakinankaratra ont décidé de déposer une plainte contre la société qui siège à Ambalavato, à la suite de cette déclaration du procureur contre cette activité frauduleuse. Un individu a été appréhendé à la branche de la société à Ambalavato par les éléments de la section de recherche criminelle (SRC) au niveau de la Gendarmerie nationale de Mahajanga, vendredi.
« L’individu fait l’objet d’une enquête actuellement au niveau de la section de recherche criminelle, après la plainte de quelques victimes. Il figure parmi les cerveaux de cette activité frauduleuse de la société Qnet Infinity, qui prétend être spécialisée dans le commerce international ou le marketing digital. Les recruteurs ont promis qu’ils pouvaient trouver des débouchés à l’extérieur pour ces travailleurs. Nous appelons à une coopération pour mettre fin à cette filouterie à Mahajanga», a déclaré le chef d’escadron Nandrasana Angelo Rinaldy, chef de service de la section de recherche criminelle au niveau de la Gendarmerie nationale, vendredi.
En juillet, les éléments de la Police nationale ont effectué une descente au niveau du siège de la branche Qnet Infinity à Fiofio. Ils ont procédé à une saisie des biens et matériels sur place. Les activités ont été suspendues. Le 7 août dernier, onze des quarante et une personnes convoquées de la branche Qnet Infinity Millennials Team ont été placés sous mandat de dépôt pour escroquerie.
Le Pôle anti-corruption (PAC) a aussi émis un avis de recherche depuis le mois d’août contre deux individus de nationalité étrangère, un Comorien et un Ivoirien, dans le cadre du démantèlement du réseau de vente pyramidale et d’escroquerie Infinity Millennials (affilié à QNET). Ces deux ressortissants ont malheureusement pris la fuite à l’étranger. Ils sont identifiés comme des acteurs clés ou des cerveaux de cette organisation.
Les victimes étaient attirées par de fausses promesses d’emplois et de salaires faramineux, ainsi que de véhicules tout-terrain deux mois au plus tard, une fois les premiers salaires versés. Tout ceci était combiné à l’obligation d’acheter un biodisque à 3 650 000 ariary.
« Nous avons été bernés et avons peur de dénoncer. On se sentait arnaqués, on nous faisait rêver. Nous n’avons pas encore perçu nos salaires depuis le mois d’août. Quand on se plaignait, ils avançaient toujours que nos formations étaient insuffisantes. Et ils nous obligeaient à nous former. Nous étions plus de trois cents personnes par jour à participer à cette formation », ont témoigné des victimes du Vakinankaratra.
Vero Andrianarisoa
