Des familles n’ont pas pu se recueillir sur la tombe de leurs proches, hier, les ossements de ces derniers ayant été volés. « En 2019, tous les ossements de notre tombeau ont été dérobés, y compris ceux de ma femme. Les voleurs n’ont laissé que des lambeaux de linceuls en soie sur les lits funéraires. Avant, nous nous y rendions chaque 1er novembre. Depuis, nous n’y retournons plus », témoigne Narilala, dont le tombeau familial se trouve à Ambohimalaza.
Les vols d’ossements touchent de nombreuses familles dans différentes régions de Madagascar. Malgré les arrestations, le phénomène persiste et éprouve durement les familles, dans une société où les défunts occupent une place particulière.
Les vendeurs de fleurs constatent, de leur côté, une légère baisse du nombre d’acheteurs venus fleurir les tombes par rapport à l’an dernier. « Il me reste encore une dizaine de pots invendus, alors que j’ai commencé à vendre samedi », confie Patricia, vendeuse de fleurs à Ambohimangakely.
Des familles épargnées par ces vols ont, quant à elles, pu fleurir leur tombeau et honorer la mémoire de leurs proches. « C’est une marque de respect et une façon de rendre hommage à ma mère, décédée l’an dernier », témoigne Diana, venue se recueillir à Betafo, à Ambohimangakely.
Miangaly Ralitera