Les routes du Sud et plusieurs infrastructures portuaires figurent au cœur de la troisième phase du programme d’aménagement des corridors et de facilitation du commerce. Prévue pour 2025-2030, elle mobilise 174,65 millions d’unités de compte, soit environ 229,47 millions de dollars, pour améliorer le transport des marchandises et renforcer les échanges régionaux. Parmi les projets annoncés figurent la réhabilitation de la route Bevoay–Morombe, sur environ 78 kilomètres, l’aménagement de la rocade-digue de Fiherenana, longue de 22 kilomètres, ainsi que les ponts de Manombo et de Belalanda, sur la route nationale 9. La rocade-digue doit notamment contribuer à protéger Toliara contre les inondations.
L’état des routes influe sur les délais de livraison et les coûts supportés par les transporteurs. Le programme prévoit une réduction de 46 % des coûts d’exploitation des poids lourds à l’horizon 2026. Cette projection reste à vérifier sur le terrain, une fois les infrastructures réalisées et mises en service. Le volet portuaire concerne également Nosy Be, Antsiranana et Vohémar. Des mesures liées à la sûreté portuaire sont prévues, ainsi que la création d’une académie des douanes, d’un centre de métrologie et d’un guichet unique maritime.
Le renforcement des échanges entre le port de Toliara et celui de Beira, au Mozambique, figure aussi parmi les objectifs. Cette liaison s’inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine, destinée à développer le commerce entre les pays du continent. La mise en œuvre de cette phase associe notamment la Banque africaine de développement, le ministère de l’Économie et des Finances et le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets. Une enveloppe de 57,66 millions d’unités de compte est prévue pour quarante activités confiées à cette dernière institution. Les effets économiques dépendront de l’exécution des travaux et de leur impact réel sur les coûts de transport et la circulation des marchandises.
Fanilo Mampianintsoa