SLANG – FREEDOM 250  - Cent cinquante jeunes à la conquête de la scène anglophone

Quelque cent cinquante jeunes de trois villes sont ciblés par Slang – Freedom 250, un programme qui associe slam en anglais, liberté d’expression et formation, avec une finale prévue lors du Festival Madagaslam 2026.

Ryan Peseckas (à droite) en compagnie de deux responsables malgaches.

Le slam en anglais s’ouvre à de nouveaux talents malgaches. Lancé par l’Ambassade des États-Unis, l’association Madagaslam et le réseau American Spaces, le programme Slang - Freedom 250 entend initier la jeunesse à cette forme d’expression artistique tout en renforçant sa maîtrise de la langue de Shakespeare, sa créativité et son aisance à l’oral.

Quelque 150 jeunes âgés de 18 à 30 ans et possédant des bases en anglais sont ciblés à Antananarivo (70 places), Mahajanga (40) et Tolagnaro (40). Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 20 octobre avant la phase de sélection. Les modalités de candidature sont disponibles sur les réseaux sociaux de Madagaslam et des American Corners.

Les ateliers débuteront les 22 et 23 octobre sous la houlette des organisateurs, puis se poursuivront au sein des American Corners des trois villes hôtes. Encadrés par des spécialistes, les participants seront formés à l’exercice de la liberté d’expression, à l’écriture créative, à l’esprit critique et à la prise de parole en public.

Les sélections, qui débuteront le 7 novembre, permettront de désigner deux représentants par localité. Ces finalistes se retrouveront dans la capitale du 24 au 28 novembre, à l’occasion du Festival international Madagaslam 2026.

De la formation à la compétition

Cette édition se distinguera par une programmation linguistique inédite répartie sur deux semaines : la première sera consacrée aux langues anglo-saxonnes et germaniques, tandis que la seconde mettra à l’honneur le français et le malgache. Slang - Freedom 250 s’inscrit ainsi dans une volonté d’élargir les perspectives des jeunes slameurs et de leur offrir de nouvelles opportunités de collaboration internationale. Les talents les plus remarqués pourraient d’ailleurs se produire sur des scènes anglophones à l’étranger.

Né dans les années 1980 à Chicago, le slam associe poésie et performance scénique pour partager idées et convictions. « Peu d’idées définissent aussi clairement les États-Unis que le droit de s’exprimer librement », a souligné Ryan Peseckas, conseiller à la communication et aux affaires culturelles de l’ambassade des États-Unis.

Alors que Madagaslam organise traditionnellement des concours en malgache et en français, cette initiative fait la part belle à l’anglais. Le projet s’insère par ailleurs dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. La promotion du slam se poursuivra jusqu’en février 2027, en ligne de mire de la 50e édition du festival.

Cassie Ramiandrasoa

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