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| La célébration des 20 ans du Village Aïna, le 17 octobre, à Antanandrano. |
La formation professionnelle représente une voie d’insertion pour les jeunes déscolarisés accueillis au Village Aïna, à Antanandrano. Créée en 2005, l’association Aïna, Enfance & Avenir a célébré les vingt ans de cette structure samedi dernier. L’apprentissage de métiers constitue l’un des moyens mis en œuvre pour préparer les bénéficiaires à entrer dans la vie active.
La couture et la cuisine figurent parmi les formations proposées. L’apprentissage de la couture dure trois à quatre mois, selon les informations communiquées par Jocelyn Nasoloniaina, directeur régional du centre. La formation en cuisine s’étend sur une année. Les programmes suivent les référentiels du ministère concerné.
Certains jeunes ayant suivi ces formations travaillent aujourd’hui dans de grandes entreprises, notamment dans le secteur hôtelier, indique le responsable. L’accès à un emploi constitue un débouché concret pour ces bénéficiaires, dont les parcours scolaires ont parfois été interrompus.
Jeunes mères
L’acquisition de compétences professionnelles leur permet de se préparer aux exigences du monde du travail. Le centre propose également des formations en agriculture, en maraîchage, en élevage et en agroforesterie.
Ces apprentissages ouvrent des possibilités d’activité dans le secteur agricole. L’accompagnement concerne aussi les jeunes mères en situation de précarité. Un programme de deux ans leur permet de suivre une formation technique et de préparer une activité génératrice de revenus, notamment dans le maraîchage, l’élevage ou la cuisine.
Au-delà de l’apprentissage d’un métier, l’accès aux soins figure parmi les besoins identifiés par la structure. La mise en place d’une clinique mobile fait partie des projets envisagés pour rapprocher les services de santé des enfants et des familles vulnérables.
Vingt ans après sa création, le Village Aïna poursuit ainsi ses activités auprès des personnes en difficulté. Pour les jeunes déscolarisés, la question reste celle des débouchés après la formation et de la possibilité de disposer de revenus réguliers. L’insertion professionnelle dépend aussi des possibilités d’embauche et de la capacité des bénéficiaires à mobiliser les compétences acquises pour construire leur avenir.
Fanilo Mampianintsoa
