À seulement 13 ans, Fitahiana Angelica Rabenomanana présente les premières créations de sa marque Angeli Risehier à la Cité des Cultures. La jeune créatrice associe mode, art et upcycling.
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| Fitahiana Angelica Rabenomanana présente les créations de sa marque Angeli Rise à la Cité des Cultures. |
La mode prend une nouvelle forme entre les mains de Fitahiana Angelica Rabenomanana. Pour cette première présentation, deux créations d’Angeli Rise sont exposées : « The Voice of Tomorrow », une robe asymétrique à longue traîne réalisée à partir de papier journal et de papiers réutilisés, avec des touches dorées, et «La Métamorphose», conçue à partir de plastique noir provenant de sacs-poubelle.
Pour réaliser cette dernière pièce, la jeune créatrice a utilisé environ 60 sachets et travaillé pendant une semaine, après plusieurs étapes de dessin, d’essais, d’assemblage et de finition. « Un sachet ne sert pas seulement à transporter des choses, on peut aussi en faire beaucoup d’autres choses », souligne-t-elle. Ses carnets de recherche et ses croquis accompagnent également la présentation.
Cette démarche d’upcycling occupe une place importante dans l’univers d’Angeli Rise. Fitahiana transforme ainsi des matériaux du quotidien en pièces de mode, en puisant notamment son inspiration dans ce qui l’entoure. « Je vois des choses dans la vie quotidienne et cela peut me donner des idées », explique-t-elle.
Une ambition qui se construit
La nuit constitue également une source d’inspiration importante. Son premier croquis, «Nuit éternelle», représente une robe noire aux bordures dorées, composée notamment d’un corsage et de mousseline.
Élève en Grade 7 à l’Entrepreneurship Christian Education (ECE), Fitahiana dessine depuis l’âge de 5 ans et s’est lancée dans la création de vêtements à 11 ans. Elle développe ses propres créations depuis septembre 2025 et est aujourd’hui la seule artiste de sa famille. Son apprentissage s’est également enrichi grâce aux notions de stylisme et de mode transmises par Tantely Rakotoarivelo.
Son projet dépasse toutefois le domaine de la mode. La jeune créatrice souhaite également développer une activité d’élevage afin d’économiser pour financer elle-même ses dépenses. Elle vend notamment des œufs et met progressivement de l’argent de côté pour construire son propre projet entrepreneurial. « Je me débrouille toute seule pour mes dépenses », explique-t-elle. À plus long terme, elle envisage aussi la production d’œufs en poudre, ainsi que l’hôtellerie et la restauration.
Son profil entrepreneurial a été identifié à la suite d’un test d’orientation réalisé avec l’ONG Haary et validé par l’Unesco. Cette démarche l’a encouragée à poursuivre ses projets. En parallèle, elle continue de développer ses compétences artistiques, notamment à travers le dessin qu’elle pratique actuellement à l’Alliance française.
La suite se prépare déjà. Un défilé est prévu en décembre, avec cinq créations envisagées dans un premier temps, avant le lancement officiel d’Angeli Rise en janvier 2027. Fitahiana espère pouvoir proposer ses créations à la vente par la suite et souhaite, à terme, faire d’Angeli Rise une véritable entreprise.
Cassie Ramiandrasoa
