MANIFESTATION NON AUTORISÉE Une ancienne ministre condamnée à cinq ans de prison

L’ancienne ministre Marie Michelle Sahondrarimalala a été condamnée hier à 5 ans de prison pour atteinte à l’ordre public. Douze autres prévenus ont écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis.

L’ancienne ministre de l’Éducation nationale est fixée sur son sort.

L’ancienne ministre de l’Éducation nationale, également députée du groupe Irmar, a été condamnée hier à 5 ans d’emprisonnement par le Tribunal de première instance d’Anosy. Elle était poursuivie pour atteinte et trouble à l’ordre public, après avoir organisé en octobre 2025, une manifestation non autorisée sur la place du 13 mai, pour s’opposer au mouvement d’instauration du régime de refondation.

Douze autres personnes, présentées comme ses complices dans l’organisation de ce rassemblement, étaient jugées avec elle. L’affaire avait été examinée la semaine dernière. Elles ont été condamnées à d’un ans de prison avec sursis. La députée n’était pas présente lors de la notification du verdict, ses avocats ayant invoqué des raisons de santé.

Marie Michelle Sahondrarimalala et ses co-prévenus sont en détention provisoire depuis le 19 janvier 2026. L’ancienne ministre reste par ailleurs visée dans une autre procédure, pour détournement de fonds publics, qui n’a pas encore abouti à une décision de justice. « Cette affaire est toujours en cours d’instruction au Pôle anticorruption (PAC) », a indiqué une source judiciaire.

Juliano Randrianjakarilala

3 Commentaires

  1. Toa voaolana indray ny lalàna eto amiko. Amin'ny maha-"Députée" azy, moa ve tsy manana hery fiarovana izy?
    Hay ve, jereo fotsiny i Marc, ny fomba firesany sy ny fanakorontanany antontan-taratasy: tena betsaka ny zavatra afeniny.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tsy olana fa haverina io ambany io raha mahay mamaky teny !

      Supprimer
  2. Et comme s’il n’y avait qu’elle ?!
    La Cour des comptes a jeté un pavé dans la mare avec ce chiffre abyssal : 3,811 milliards d’Ariary de fonds publics détournés sous le règne autoritaire d’Andry Rajoelina. Si le système mis en place depuis le coup d’Etat de 2009 a excellé dans l’art de siphonner les caisses de l’État sans éveiller les soupçons, c’est qu’il reposait sur une machination bien huilée. Ministères, députés, collectivités territoriales : chaque rouage a été pensé pour faciliter les flux occultes.
    Mais derrière cette vaste entreprise de pillage, une pièce maîtresse a rendu le tout possible. Une stratège, une tête pensante sans qui rien de cette ingénierie financière n’aurait pu voir le jour : Rindra Hasimbelo. Ministre de l’Économie et des Finances d’août 2021 à octobre 2025, elle a mené d’une main de maître les négociations avec les grands bailleurs internationaux, du FMI (pour la FEC et le FRD) à la Banque mondiale, en passant par la BAD. Personne ne contestera son intellect : brillante, formée aux arcanes des finances publiques et des marchés internationaux, elle maîtrise son sujet à la perfection. Là réside le véritable drame pour Madagascar. Ce talent rare, cette intelligence redoutable, n’ont pas été mis au service du développement, mais de la dissimulation. L’art du camouflage légal : Grâce à sa maîtrise technique, elle a réussi le tour de force de faire passer des détournements massifs pour des dépenses publiques tout à fait ordinaires Le financement du superflu : Téléphérique, autoroute, « Miami », EPP Mora, stades Manarapenitra et Barea… Derrière ces projets pharaoniques aux coûts faramineux et à l’utilité souvent discutable, c’est elle qui tenait les cordons de la bourse et validait les décaissements.
    L’engrenage de la dette : En architecte des finances, elle a su pactiser avec les institutions internationales tout en plongeant le pays dans une spirale d’endettement colossale, impossible à rembourser pour les générations futures. La machine administrative s’est transformée sous sa coupe en un guichet automatique pour les proches du pouvoir. Les marchés octroyés à des figures sulfureuses comme Mamy Ravatomanga, les juteux contrats de l’entreprise Magic de Hery Rasoamaromaka, ou encore les décaissements liés au Lake Village Ivato : tout passait par son aval technique, blanchi par sa connaissance experte des règles budgétaires.
    Andry Rajoelina a fourni l’impulsion politique et l’autoritarisme, mais Rindra Hasimbelo a fourni la méthode. Elle est restée l’une des rares figures de l’exécutif à posséder la vision globale nécessaire pour légitimer légalement l’illégitime.
    Attention pas de désinformation ! Les résolutions du dernier sommet de la SADEC ne recommandent plus le retour des exilés politiques et ..la libération des soi-disant " prisonniers politiques " !

    RépondreSupprimer
Plus récente Plus ancienne