À Mahajanga, les commerçants refusent de quitter les trottoirs malgré l’expiration du délai accordé par la commune, faisant craindre des affrontements lors de l’expulsion prévue ce jour.
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| La commune a refusé de discuter avec les occupants d’Ambovoalanana à l’Hôtel de Ville hier matin. |
Jour J pour l’opération d’expulsion des commerçants sur les trottoirs et la voie publique situés devant l’Hôtel de Ville jusqu’au marché d’Analakely. Un nouveau délai de 48 h a été accordé par la commune de Mahajanga depuis mercredi et a expiré hier, après la lettre de mise en demeure envoyée il y a un mois. Ce jour, un risque d’affrontement est à craindre au vu de la situation d’hier.
« C’est une avenue, et pourtant des commerces envahissent les lieux. Les véhicules sont garés au milieu de la route, la gare routière devait se trouver derrière. On met une demi-heure pour parcourir cette portion de 400 mètres, au départ de l’hôtel de ville jusqu’au marché d’Analakely, en raison de l’encombrement de la place. On constate un véritable « bordel » et le non-respect du code de la route à cet endroit. Les coopératives sont averties pour déplacer les véhicules derrière. Ils seront expulsés s’ils refusent de suivre l’organisation de la commune. La majorité de ces vendeurs ambulants ne sont pas en règle et sont établis sur les trottoirs. Les quincailleries et les autres commerces seront déplacés derrière l’alignement autorisé. La commune ne reculera pas et appliquera la loi », a averti Guy Dolsain Arvely, président de la délégation spéciale.
De pied ferme
« Tous ceux qui sont placés au premier plan devront reculer de 10 mètres. Une dizaine de poteaux électriques de la Jirama et des arbres sont bloqués à l’intérieur de ces pavillons sur cette avenue. C’est impensable », a ajouté la deuxième vice-PDS, Amina Soilihi.
Hier matin, les commerçants s’étaient rués devant l’Hôtel de Ville pour tenter de dialoguer avec la commune, mais en vain. Ils ont cessé leurs activités commerciales dans la matinée. Mercredi, ils ont déclaré qu’ils ne partiraient pas, quoi qu’il arrive, et attendent de pied ferme leur expulsion, prévue ce jour.
« Nous ne partirons pas, on est là depuis des décennies. On va rester. Faites ce que vous voulez, mais nous ne partirons pas. Nous avons besoin d’argent », ont clamé les commerçants.
La commune veut mettre un terme à la gabegie dans la ville. Ceux à Mahajanga Be et situés en face de l’Hôtel de Ville, devant le court de tennis, sont concernés par cette mesure.
Vero Andrianarisoa
