Andraina Marcy Christo Ranaivo, âgé de 21 ans et domicilié à Ampamarinana, a été tué à Itaosy dans la nuit de vendredi à samedi. Selon les informations recueillies, il aurait reçu huit coups de couteau dans le dos. Les agresseurs ont emporté la moto avec laquelle il gagnait sa vie, mais ont laissé son téléphone et son argent.
Sa mère, Gislaine Rahanirina, qui réside à Mahajanga, raconte avoir reçu un appel vers 3 heures du matin, samedi. Un homme, qui ne s’est pas clairement identifié, lui a demandé à qui appartenait le téléphone et où elle se trouvait. Inquiète, elle a sollicité des connaissances à Antananarivo pour rechercher son fils, notamment à la morgue. Son corps y a été retrouvé.
L’appel avait été passé depuis le téléphone du jeune homme. L’appareil est désormais entre les mains de la police pour les besoins de l’enquête.
Fils unique, Marcy Christo était, selon sa mère, un jeune homme discret, sans conflit connu avec son entourage. Il avait quitté l’école et travaillait avec une moto pour subvenir à ses besoins. Il exerçait surtout la nuit afin de réunir la somme qu’il devait verser chaque jour au propriétaire du véhicule.
« Il se battait pour s’en sortir. Chaque jour, il partait travailler sans problème. Puis cet appel est arrivé samedi matin », confie sa mère.
Originaire de Mahajanga, le jeune homme s’était installé à Antananarivo pour trouver du travail, la clientèle des transports à moto y étant plus nombreuse.
La famille réclame que les circonstances de sa mort soient établies et que les auteurs soient arrêtés. Elle n’avait pas encore déposé plainte, souhaitant d’abord récupérer le corps et organiser les obsèques à Mahajanga. Elle appelle les forces de l’ordre à retrouver rapidement les responsables.
Miora Aristodème