Face aux risques de vol, de cambriolage ou d’agression, ménages, commerces et entreprises investissent dans le gardiennage, les grilles, les caméras, les alarmes et autres dispositifs. Derrière les préoccupations sécuritaires apparaît ainsi une autre réalité : le coût de la protection.
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| Des forces de l’ordre en patrouille nocturne. |
À Ampasampito, les habitudes changent jusque dans les cash-points. Eric Rakotonanahary, gérant d’un point de service, n’ouvre plus aux mêmes heures. Auparavant ouvert de 6 heures à 21 heures, son établissement ouvre désormais plus tard et ferme plus tôt. « Il faut changer chaque jour les heures d’entrée et de sortie pour ne pas être repéré par les
voleurs », explique-t-il. Il limite l’argent conservé sur place et se rend plus régulièrement auprès de ses fournisseurs. Des grilles métalliques, des vitres épaisses et le gardiennage renforcent aussi la sécurité de certains points de service.
Se protéger demande donc aussi des moyens. Selon Jenner Razafindrazaka, directeur général et consultant en gestion des risques d’IAS, un agent de sécurité coûte environ 450 000 ariary par mois. Une caméra est proposée à partir de 130 000 ariary. Les accessoires et la pose peuvent ajouter environ 300 000 ariary à la facture. Une alarme sonore coûte entre 150 000 et 300 000 ariary, hors installation. Le fil barbelé est estimé à environ 75 000 ariary pour dix mètres.
Le prix de la prévention
À ces équipements s’ajoutent d’autres moyens: chien de garde, renforcement des portes et des clôtures ou moyens de défense. Un commerce qui ferme plus tôt perd des heures d’activité. Une entreprise qui recrute un agent ajoute une charge. Un ménage qui renforce sa clôture ou son portail doit aussi engager des dépenses.
L’insécurité prend plusieurs formes dans la capitale : vols simples, cambriolages, vols à l’arraché, vols de deux-roues, agressions ou attaques armées. Les préoccupations sont fortes dans plusieurs quartiers populaires, notamment Andavamamba, Ambilanibe, Namontana, Ankasina, les 67 Ha et Antohomadinika.
Les travailleurs qui terminent tard sont confrontés à une autre difficulté. Roland, qui travaille en soirée, témoigne : « Il ne me reste que la prière et ma carte d’identité pour me protéger. »
Au commissariat central de Tsaralalàna, 147 cas de vol ont été enregistrés du 27 septembre au 6 octobre. Le bilan fait notamment état de 81 vols simples, 28 cambriolages, 16 tentatives de vol, neuf vols de deux-roues, trois vols à l’arraché, deux vols à main armée et un vol commis avec une arme à feu.
Les contrôles se poursuivent. Durant la même période, 2 466 personnes, 741 voitures et 94 deux-roues ont été contrôlés. Les fokontany participent aux patrouilles nocturnes avec la Police nationale. La police municipale est aussi présente dans les zones fréquentées, notamment autour des arrêts de taxi-be.
L’insécurité ne se résume donc pas aux faits enregistrés : elle modifie les horaires, les déplacements et les dépenses. Pour les ménages comme pour les activités économiques, se protéger finit par avoir un prix.
COMBIEN COÛTE LA PROTECTION ?
* Agent de sécurité : environ 450 000 ariary par mois.
* Caméra de surveillance : à partir de 130 000 ariary, auxquels peuvent s’ajouter les accessoires et la pose, pour environ 300 000 ariary supplémentaires dans le cas d’une installation simple.
* Alarme sonore : entre 150 000 et 300 000 ariary, hors installation.
* Fil barbelé : environ 75 000 ariary les dix mètres.
* Renforcement des accès : le coût varie selon les portes, fenêtres, grilles ou clôtures à sécuriser.
Le choix dépend du niveau de protection recherché. Certains sites recourent à un agent pour assurer une présence et permettre une intervention. D’autres combinent gardiennage, alarme et vidéosurveillance. Ces dépenses s’ajoutent directement aux charges courantes et peuvent peser davantage sur les petites activités et les ménages.
Fanilo Mampianintsoa et Lucia Rabarijaona

Avec nos militaires au pouvoir, l'insécurité augmente .... Ah bon !!! Pourquoi ????
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