Des résultats mesurables, des défis qui restent à relever. Six mois d’action : routes, énergie, production et services essentiels ont été au cœur du bilan présenté par Mamitiana Rajaonarison sur la TVM.
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| Le Premier ministre Rajaonarison a présenté le bilan de ses six mois d’exercice hier. |
L’économie malgache est réestimée à 4,1 % de croissance pour 2026, contre 3,8% dans la Loi de finances rectificative. Ce chiffre, encore inférieur à l’objectif de 5,2%, constitue l’un des éléments du bilan présenté ce dimanche 4 octobre par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, en direct sur la TVM, la chaîne nationale.
Au-delà de cet indicateur macroéconomique, le bilan met surtout en avant des résultats mesurables dans les secteurs qui conditionnent directement l’activité et les conditions de vie. Routes, énergie, agriculture et infrastructures de production sont ainsi au cœur des actions engagées.
Sur les routes, 400 km ont été réhabilités et 45 km de routes neuves réalisés. La RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro compte notamment 108 km achevés, tandis que 45 km de la RNT12A ont été aménagés et bitumés. À Toamasina, 8,2 km sur 9,4 km de la voie rapide reliant la RN2 au port sont réalisés. L’extension du Grand Port de Toamasina atteint par ailleurs 95 % d’avancement.
L’énergie constitue un autre chantier majeur. La réponse à l’urgence repose notamment sur l’installation de 35,5 MW de groupes électrogènes dans vingt et une régions et la récupération de 31,5 MW de capacités à Antananarivo. En parallèle, le développement du solaire se poursuit: 8,2 MW sont déjà injectés dans le réseau, 223 hectares ont été sécurisés pour de nouvelles centrales et neuf projets représentant 150 MW sont prévus d’ici fin 2027. L’accès à l’électricité a progressé, avec 1 361 470 personnes nouvellement desservies.
La maîtrise du coût de l’énergie constitue également un volet de la réponse à la pression sur les prix. Face à la hausse des cours internationaux, l’État a mobilisé une subvention destinée à absorber une partie de l’écart entre les coûts et les prix appliqués à la pompe, afin de limiter l’impact sur les consommateurs. Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large de stabilisation des prix, tout en posant la question de son coût pour les finances publiques et de la soutenabilité du dispositif.
En dessous de la cible
Le soutien à la production concerne également le monde rural. 23 500 tonnes d’engrais et 1 154 tonnes de semences ont été distribuées, accompagnées de 93 300 petits matériels agricoles et 122 tracteurs, batteuses et motopompes. Plus de 7 000 hectares de périmètres irrigués ont été aménagés ou réhabilités et plus de 3 000 producteurs formés aux bonnes pratiques agricoles. 2 246,8 tonnes de paddy ont également été achetées.
Cette volonté de renforcer la production s’accompagne d’un volet consacré à sa transformation locale. Le programme ODOF, « One District, One Factory » ou
« Un district, une usine», vise à développer des unités de transformation au niveau local afin de mieux valoriser les productions des territoires. Sur les quatre-vingt-neuf unités prévues, vingt-trois sont actuellement opérationnelles, tandis que les soixante-six autres doivent encore être redynamisées, notamment en fonction des possibilités de financement.
Les conditions de développement de l’activité économique font également partie du bilan. La croissance pour 2026 est estimée à 4,1 %, tandis que le document mentionne une estimation provisoire de 18 350 emplois privés formels, qui reste à confirmer. Par ailleurs, 1,24 milliard de dollars de prêts ont été signés en 2026, auxquels s’ajoutent des dons et des appuis budgétaires.
Les services essentiels enregistrent eux aussi des résultats quantifiables. 770 256 personnes supplémentaires ont accès à l’eau potable, tandis que 4 848 enseignants et personnels ont été recrutés. Dans la santé, 80 centres de santé de base ont été réalisés sur les 100 prévus, avec notamment 81 ambulances livrées et 50 radiographies numériques installées dans les hôpitaux. Dans l’éducation, 1 530 salles de classe ont été construites.
La sécurité publique complète ce bilan avec 3 360 interpellations et 271 kg de drogues saisis. La surveillance maritime a également permis de suivre cent cinquante-sept événements et trente et un navires suspects.
Le bilan ne présente toutefois pas ces résultats comme une situation définitivement acquise. La croissance reste en dessous de la cible, l’accès à l’électricité doit encore progresser et soixante-six unités ODOF restent à redynamiser. Plusieurs chantiers devront donc être poursuivis au cours de la prochaine période.
C’est donc moins un bilan présenté comme achevé qu’un état d’avancement : des résultats déjà mesurables, des chantiers engagés et des écarts encore identifiés. Présenté par Mamitiana Rajaonarison sur la TVM, ce bilan entend ainsi rendre compte de l’action gouvernementale à partir de réalisations et d’indicateurs concrets, tout en faisant apparaître les efforts qui restent à poursuivre.
Herisetra

Tout va bien. On mange à notre faim, l'eau coule à flot, l'électricité marche partout, l'école la santé la sécurité marchent au top !!! Mince, j'étais en train de rêver !!! Bon, je mange quoi à midi ???
RépondreSupprimerLe pitre cette fois a oublié de parler « diversion » comme d’habitude ! Il n’a qu’à bouffer la « merde » donc à midi !
SupprimerLe pitre cette fois a oublié de parler « diversion » comme d’habitude ! Il n’a qu’à bouffer la « merde » donc à midi !
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