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| Des images en grand format visibles à l’exposition «Origines». |
Avec plusieurs images réalisées entre 1853 et 1890, l’exposition « Origines » revient sur les premières années de la photographie à Madagascar et dévoile au public des clichés inédits.
Le Musée de la Photographie de Madagascar ouvre ce jour au grand public « Origines », une exposition qui rassemble plus de deux cent soixante-dix images retraçant les origines de la photographie dans le pays. Prévue pour durer six mois, elle présente des images réalisées entre 1853 et 1890, permettant de découvrir une période fondatrice de l’histoire photographique de Madagascar, avec notamment des clichés présentés pour la première fois.
L’exposition montre également la diversité des procédés utilisés pour conserver et transmettre ces images anciennes. Certaines photographies ont été reproduites et diffusées, interprétées sur bois à l’aide de fines hachures, puis transférées sur une plaque de verre avant d’être rehaussées à la main à l’aquarelle ou à la peinture transparente.
L’histoire présentée commence en 1853, lorsque les missionnaires britanniques William Ellis et James Cameron arrivent à Tamatave avec un appareil photographique. Ils réalisent les premières images connues de Madagascar. Ellis poursuit ensuite son travail à Foulpointe puis à Antananarivo.
Rendez-vous
En quelques années, la photographie se diffuse dans le pays. Missionnaires, voyageurs et explorateurs européens photographient les habitants, les paysages et les scènes de la vie quotidienne. Elle devient également un moyen de représenter le pouvoir, avec des portraits de souverains et de membres de la cour. Les tirages rapportés en Europe contribuent alors à faire connaître Madagascar et à façonner son image.
En 2026, l’exposition prend une dimension pédagogique particulière, alors que l’histoire de la photographie fait pour la première fois son entrée au programme d’histoire des lycées. « Origines » permet ainsi de découvrir les débuts de cette pratique tout en interrogeant la manière dont les images sont produites, transmises et utilisées pour représenter une société.
Une table ronde sur les débuts de la photographie à Madagascar se tiendra ce jour dès 10 heures au Musée, avec le photographe Tangalamamy et les historiens Helihanta Andrianetrazafy et Hemerson Andrianetrazafy, sous la modération de la journaliste Lova Rabary. Le même jour, de 13 heures à 17 heures, l’entrée au Musée sera gratuite.
Un atelier destiné aux enfants, « Mianatra tantara Apprendre l’histoire », est également prévu le 7 octobre, autour de l’histoire de la photographie et de la découverte des images.
Justement, le Musée de la Photographie de Madagascar œuvre à la préservation du patrimoine photographique, notamment par la numérisation des photographies anciennes dont les supports se dégradent. Il identifie également des fonds consacrés à Madagascar conservés dans des institutions étrangères afin de les intégrer à sa base de données numérique. À travers ces actions, le Musée participe à une démarche de rapatriement culturel et s’appuie sur une communauté transnationale qui contribue à reconstituer, de manière participative, le patrimoine photographique malgache.
Cassie Ramiandrasoa
