Entourée d’une dizaine de musiciens, Lalatiana a revisité son répertoire hier au Palais des Sports de Mahamasina. Trois invités ont partagé la scène avec elle, entre duos, arrangements instrumentaux et chansons emblématiques.
![]() |
| Lalatiana partage la scène avec son frère Haingo Rajaofara, dans un duo empreint de complicité musicale. |
Plus de trois heures de musique, des retrouvailles et des chansons reprises en chœur par le public. Hier, au Palais des Sports de Mahamasina, Lalatiana a revisité plusieurs étapes de sa carrière, accompagnée d’une dizaine de musiciens et de trois invités masculins : Solo Andrianasolo, Ravo Rabaonarison et son frère, Haingo Rajaofara. Organisé par Miritsoka, le concert a mis en lumière la richesse de son répertoire et la diversité de ses influences musicales.
La première partie a notamment été marquée par les prestations de Solo Andrianasolo et de Ravo Rabaonarison. Avec le premier, Lalatiana a interprété Mahery ny fitia, puis Tojo, porté par le jeu de guitare de son partenaire. « J’ai choisi de partager la scène avec lui pour son talent de guitariste »,
explique-t-elle. La guitare a ainsi occupé une place centrale dans ce duo, soulignant la complémentarité des deux artistes.
Duos et souvenirs musicaux
Ravo Rabaonarison a ensuite interprété Tsotra ihany ny hira, un titre écrit par le père de la chanteuse, Albert Rajaofara, et repris sur l’album Atolotro ity. Piano, saxophone, batterie et guitare ont contribué à l’accompagnement, illustrant la place des arrangements instrumentaux dans le concert.
La seconde partie a accordé une place particulière à Haingo Rajaofara, le frère de Lalatiana et ancien choriste de Poopy. Ensemble, ils ont interprété plusieurs titres, dont Tsiaro anao et Misy Antony. Cette dernière chanson a suscité les acclamations du public, qui a salué leur complicité sur scène.
En solo, Lalatiana a poursuivi ce parcours musical en alternant anciens succès et titres plus récents. Eo Ianao a côtoyé Masoandron’ny Fitia, chanson publiée en décembre 2012 sur l’album i-Malala. Le moment consacré à Nofy a particulièrement marqué la soirée : les spectateurs ont accompagné la chanteuse en reprenant le morceau en chœur. Composée en 1988 par Lova Rajaofara, cette chanson figure notamment sur l’album Ianao Namako, paru en 2000.
À 62 ans, Lalatiana monte sur scène depuis l’âge de 11 ans. Sa participation au concours Découvertes RFI, en 1986, constitue une étape importante de son parcours et marque l’adoption de son nom de scène.
Entre duos, souvenirs et chansons emblématiques, le concert a ainsi remis en lumière un répertoire qui traverse les générations, porté par une interprétation où se croisent chanson traditionnelle des Hautes Terres, jazz contemporain et variété acoustique.
Cassie Ramiandrasoa
