TOLIARA - Les occupations illicites dans l’œil de la commune

Des constructions illicites dans la ville de Toliara.

La nouvelle équipe de la présidence de la délégation spéciale de la commune urbaine de Toliara entend prendre des mesures concernant les occupations illicites.

La construction d’un nouveau local en tôles sur un trottoir et en plein tournant aux abords de la clôture d’une enceinte militaire à Tanambao Morafeno est dénoncée par des habitants de Toliara. « C’est non seulement en plein tournant, mais la construction se trouve sur un trottoir où des élèves utilisent pour aller et venir de leurs écoles », lance une mère de famille qui vient de chercher son enfant à la sortie de l’école située non loin. 

La nouvelle construction se trouve à un axe de quatre chemins, rendant sa localisation quelque peu dangereuse, et pour les usagers de la route, et pour la circulation des véhicules. À Ankilifaly, aux alentours du grand marché de la ville, le marché de Scama, les îlots séparant les deux voies sont actuellement occupés illicitement par des commerçants. Auparavant, les occupants étalaient juste leurs marchandises telles que du matériau local pour la construction de clôture, des draps et tissus, de la nourriture, des ustensiles de cuisine. Aujourd’hui, ils ont construit des étalages en bois et planches et des tôles, non démontables. 

Les petits baobabs et plantes, installés jadis lors de la réhabilitation de l’axe partant de Sanfily jusqu’à Ankilifaly, ont ainsi disparu. Des occupants illicites de trottoirs bordant la principale avenue Monja Jaona, partant de Sanfily au Jardin de la mer, notamment au niveau des bureaux de circonscription scolaires de Toliara I et II, au niveau du CEG Centre, sont souvent chassés, mais reviennent quelques jours plus tard.

Responsabilité

« Il n’y a plus d’endroit où l’on peut vendre dans la ville. Le marché de Scama est bondé, celui de Bazar Be également. Nous ne sommes pas en mesure de louer des locaux en dur dans les marchés ou en ville », explique Ginah, l’une des vendeuses occupant une partie du trottoir près du CEG Centre. Elle raconte que les agents communaux viennent tous les jours leur donner des tickets, parfois non, et lui demandent de payer 1 000 ariary de droit d’occupation. C’est un montant cédé par les commerçants dans les marchés tels que Bazar Be, Sanfily ou Scama. 

Le nouveau PDS, nouvellement en fonction depuis lundi, entend faire valoir une bonne gouvernance locale et explique que le cas des constructions et des occupations illicites de trottoirs sera étudié de près. « La ville ne devrait plus être dans un état de laisser-aller. La ville doit retrouver sa beauté et il nous faut ainsi poser de la discipline. Ces cas seront revus un à un et la commune va procéder soit à la démolition, soit à la demande de régularisation par les propriétaires », explique Tondraha Razaha, PDS de la commune urbaine de Toliara. Dans la lancée, il compte effectuer une descente dans les jours qui viennent afin de constater, de discuter avec les occupants et d’apporter des solutions.

Mirana Ihariliva

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