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| Des entrepreneures réunies autour de l’action. |
Trouver un financement, accéder à de nouveaux marchés ou encore faire grandir son activité. Pour les femmes entrepreneures, ces difficultés restent présentes au quotidien. Elles seront au cœur du Congrès national du Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar, prévu les 17 et 18 septembre à Antananarivo. Près d’une centaine de participantes et de déléguées sont attendues pour cette deuxième édition organisée dans la région Analamanga. « Environ 30 % des entreprises sont dirigées par des femmes », indique Fanja Razakaboana, présidente du Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar. Leur présence se retrouve dans plusieurs secteurs, avec toutefois des obstacles persistants, notamment pour accéder au financement et aux marchés.
Durant deux jours, les échanges porteront sur des questions directement liées à la vie des entreprises. Leadership, financement, image professionnelle, positionnement, développement commercial et gestion des risques seront notamment abordés. L’idée est de permettre aux participantes de repartir avec des connaissances et des contacts utiles pour leurs activités.
Le réseau compte aujourd’hui dix associations régionales, près de deux cents femmes entrepreneures et représente plus de quatre cent cinquante entreprises. Au-delà des échanges entre membres, le congrès doit aussi renforcer les liens entre les différentes régions et ouvrir de nouvelles possibilités de collaboration. Un magasin éphémère permettra également aux participantes de présenter leurs produits et services. Une manière de transformer les rencontres en contacts concrets et, pour certaines, en opportunités commerciales.
Le vendredi 18 septembre, certaines sessions seront ouvertes aux femmes qui ne sont pas membres du réseau. Elles pourront ainsi découvrir les échanges et les possibilités offertes par cette communauté d’entrepreneures. Pour Fanja Razakaboana, l’empathie fait partie des qualités qui caractérisent les femmes entrepreneures. « Il faut qu’elles soient soutenues », souligne-t-elle. Derrière le thème « De l’appartenance à l’action », ces deux journées veulent ainsi renforcer une dynamique fondée sur l’échange, l’entraide et l’action collective.
Fanilo Mampianintsoa
