PROJET IREMA - Madagascar mise sur les investissements verts

La région Diana lance le projet Irema, une initiative de restauration des écosystèmes déployée dans cinq régions de Madagascar avec comme pilier, entre autres, la gouvernance environnementale.

Le projet Irema a été bien accueilli dans la région Diana, des personnalités politico-administratives étaient présentes au lancement.

Actuellement, la région Diana engage la restauration des écosystèmes et la mobilisation des investissements verts. Elle a accueilli officiellement le lancement du projet Irema, une initiative destinée à renforcer les investissements en faveur de la restauration des écosystèmes à Madagascar. Déployé dans cinq régions du pays, le projet mise notamment sur une meilleure gouvernance environnementale, la recherche scientifique, le développement du marché carbone et la mobilisation du secteur privé.

La cérémonie officielle a été marquée dans la grande salle du Centre Lucien Botovasoa, la fin de semaine dernière. Cette initiative entend apporter des réponses concrètes aux enjeux liés à la dégradation des écosystèmes et à la nécessité d’accroître les investissements en faveur de leur restauration.

Le projet s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Il vise notamment à mettre en place et à opérationnaliser les dispositifs nationaux de gouvernance environnementale, tout en renforçant la recherche scientifique afin de fournir des données fiables à l’appui de la prise de décision publique.

Le projet entend également contribuer à la réalisation du deuxième objectif du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, consacré notamment à la restauration des écosystèmes dégradés. Le développement et la structuration du marché carbone figurent également parmi les priorités, tout comme le renforcement des partenariats avec le secteur privé.

Le bassin versant au cœur de l’intervention

À travers ces partenariats, il ambitionne notamment de promouvoir la création de forêts industrielles ainsi que le développement de solutions alternatives respectueuses de l’environnement. L’objectif est de faire de la restauration des écosystèmes non seulement un impératif écologique, mais également une opportunité de développement économique et de création de revenus pour les communautés locales.

Dans la région Diana, les interventions du projet se concentreront notamment dans le bassin versant d’Irodo-Antsiranana-II. Deux acteurs assureront la mise en œuvre sur le terrain. Il s’agit de Madagascar National Parks (MNP), qui prendra en charge les activités à l’intérieur du Parc national de la Montagne d’Ambre, tandis que l’organisation « Hay Tany » interviendra dans les zones situées à l’extérieur de l’aire protégée. Au total, sept communes sont concernées par les interventions liées au premier, tandis que cinq communes relèvent du périmètre d’intervention du deuxième.

Cette configuration explique la présence, lors de la cérémonie de lancement organisée au Centre Botovasoa, de plusieurs représentants des communautés de base (VOI) issus des communes concernées. Leur implication constitue un élément déterminant dans la réussite des actions de restauration, la préservation des ressources naturelles et la pérennisation des résultats du projet.

La cérémonie de lancement a aussi réuni plusieurs personnalités et représentants des institutions concernées. Le député d’Antsiranana-II, Dr Raymond, les maires des communes bénéficiaires, des autorités civiles et militaires ainsi que les membres de l’équipe IREMA ont notamment honoré de leur présence cette étape officielle. La région Diana était représentée par son Secrétaire général, Daudet Karany Andriamahatoly, témoignant de l’importance accordée par l’institution régionale aux initiatives visant à concilier restauration des écosystèmes, développement économique local et résilience des communautés.

Raheriniaina

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