L’unique pilote international de Gran Turismo en Afrique est de passage au pays pour passer dix jours de vacances. Il dispute depuis cette saison la Thaïlande Super Series GT3.
![]() |
| Iaro Razanakoto, pilote international de GT3 en Thaïlande. |
Pouvez-vous nous dresser un bref bilan à mi-saison ?
Nous avions abandonné lors de la première course, puis nous étions classés cinquièmes à Buriram. Nous avions également abandonné lors de la première manche, puis classés troisièmes à Bangsen. Dernièrement, au Grand Prix de Malaisie, nous avions abandonné lors de la première course. Nous avions mené à la deuxième jusqu’à quatre secondes de la fin avant de régresser en troisième position. Nous sommes actuellement classés troisièmes provisoires sur seize pays.
Combien de courses figurent encore dans votre calendrier cette saison ?
Je ferai un essai au volant d’une F1 à Dubaï ce mois-ci. Puis, je disputerai la prochaine manche en GT3 en Thaïlande. C’était prévu en Malaisie, mais le circuit accueillera à la même date une course de F1. Il reste quatre manches pour cette saison et nous sommes encore dans la course au titre en GT3. Avec Sandy Kraokew Stuvik, huit fois champion de Thaïlande en F3 et F2, nous espérons faire mieux, sauf problème mécanique.
Quelles différences ressentez-vous dans la conduite d’une GT4 et d’une GT3 ?
Il y a dix secondes d’écart. Si je fais un temps de 1’23 en GT4, j’arrive à faire 1’13 en GT3. Le freinage est plus efficace, 140 kg en GT4 contre 250 kg, soir presque le double en GT3. Il suffit de se familiariser avec la voiture, sa conduite est plus confortable, sa suspension est bien meilleure. Il faut aussi s’habituer à une très grande vitesse.
Quel est l’objectif d’essayer la F1 ?
La voiture prévue au mois de mars est déjà réparée et est prête. C’est une Jaguar version 2002. C’est juste pour mon expérience. L’essai n’a rien à voir avec un test, ce sera plutôt pour la visibilité, comment le premier Africain pilotera une F1 comparée à la conduite des Européens. Je ferai quinze tours juste pour l’expérience. Et si j’arrive à faire un temps impressionnant, je pourrais peut-être conduire ultérieurement une F1 plus récente.
L’un des meilleurs jeunes pilotes du pays, Juan Rakotojohary, avait effectué un essai en Thaïlande en début d’année. Où en est ce projet ?
Je lui ai déjà inscrit à une course en Thaïlande, prévue fin septembre ou début octobre. Il devrait d’abord passer par cette étape en guise de test avant d’intégrer définitivement la GT. Il sera ainsi mon successeur, le deuxième pilote malgache international de GT. On n’attend plus que sa décision, s’il est prêt. Et je serai toujours à ses côtés pour le coacher.
Y a-t-il toujours des désavantages financiers lorsqu’on opte pour la licence malgache ?
J’ai décidé d’opter pour une licence malgache l’an passé après 8 ans sous la licence thaïlandaise. Je portais durant ces années les couleurs thaïlandaises à chaque fois que je participais à des courses internationales à l’étranger. En 2025, je l’ai changée pour représenter mon pays, et mes avantages avaient été réduits à 50 %. Depuis cette saison en GT3, j’ai repris la licence thaïlandaise, je représente mon pays d’origine, mais j’appartiens toujours à l’écurie B-Quick. Et je ne pourrai la changer qu’après 2 ans.
Serge Rasanda
