La Présidence de la Refondation de la République a entamé hier les consultations des acteurs politiques sur la gouvernance électorale. Les échanges se poursuivront jusqu’au 8 septembre.
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| Rivo Rakotovao explique la nuance entre consultation et dialogue politique. |
Consultation et non pas dialogue politique. La nuance a été précisée par Rivo Rakotovao, président du parti « Hery vaovao ho an’i Madagasikara » (HVM), au sujet du rendez-vous politique initié par la Présidence de la Refondation de la République. Un rendez-vous qui a démarré hier au palais d’État d’Iavoloha, jusqu’au 8 septembre.
Fait inédit, le rendez-vous annoncé via le communiqué de l’institution présidentielle, publié samedi, n’a pas fait l’objet d’une cérémonie de coup d’envoi officiel. Le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, est tout de suite entré dans le vif du sujet, donc. Les partis au sein de l’ancienne plateforme Firaisankina, dont le HVM, ont été parmi les premiers à avoir été reçus par l’officier supérieur, hier, au palais d’État d’Iavoloha.
« Il s’agit d’une consultation et non pas d’un dialogue politique. Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas de résolution », explique Rivo Rakotovao. Sur la forme, les partis consultés ont émis leurs propositions et leurs recommandations pour l’amélioration de la gouvernance électorale en vue des élections de fin de Transition.
Priorisation
À son retour du Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le 18 août, le locataire d’Iavoloha a indiqué que le but est d’accélérer la marche vers les élections. « (...) L’objectif est que nous puissions tous nous mettre d’accord et avoir un avis commun pour avancer rapidement vers les élections, sans faire durer la situation actuelle indéfiniment. C’est dans ce sens que j’appuie la Ceni [Commission électorale nationale indépendante] dans cette démarche de consultation politique », a déclaré le colonel Michaël Randrianirina.
Affirmant la position du parti HVM sur le sujet, Rivo Rakotovao insiste sur la priorisation « d’une refonte de la gouvernance institutionnelle et juridique des élections avant d’entamer un nouveau processus électoral ». Cette option pourrait cependant compromettre le chronogramme de la Refondation qui vise à organiser un référendum ou une élection constitutionnelle et la présidentielle avant fin 2027.
Le chef de file du HVM reconnaît cette éventualité. Néanmoins, selon lui, une rallonge de la période transitoire « peut se faire à condition que la décision découle d’un consensus entre tous les acteurs, de même pour les différentes étapes à franchir». Pour Rivo Rakotovao, il ne faudrait pas confondre vitesse et précipitation. Au risque de refaire les mêmes erreurs qui ont engendré les crises politiques de ces dernières années.
Garry Fabrice Ranaivoson
