| Jean Marie Ramahaleo continue de courir à 70 ans, avec quatorze participations et quatorze médailles d’or. |
De la ville d’Antsiranana à la plage de Ramena, la 17e édition du Marathon de Diego a offert aux coureurs un parcours longeant la baie de Diego-Suarez. Cette nouvelle édition s’est tenue dimanche, avec plusieurs épreuves au programme : marathon, semi-marathon, rando-trail et mini-marathon.
L’événement confirme sa place dans le calendrier sportif d’Antsiranana, mais cette édition a été marquée par une baisse de la participation et par l’absence de coureurs venus d’autres régions, notamment d’Antananarivo.
Au total, vingt-cinq coureurs ont pris le départ du marathon, sur la distance réglementaire de 42,195 km. Le « semi-marathon », une course sur 22 km a réuni cent quatre participants. Le rando-trail de 15 km, nouvelle épreuve introduite cette année, en a attiré vingt-trois. Un mini-marathon de 3 km, destiné aux enfants de huit à douze ans, complétait le programme.
L’introduction du rando-trail constituait la principale nouveauté de cette édition. Avec vingt-trois participants, l’épreuve n’a toutefois pas encore suscité l’engouement espéré. Des salariés d’entreprises ont également pris part aux courses, notamment des représentants de la société Score.
Sur l’épreuve reine, le record établi lors des précédentes éditions, soit 2h29, n’a pas été battu. Le vainqueur de cette année s’en est approché, avec un temps de 2h31.
Les organisateurs constatent néanmoins une diminution de la participation. Les coureurs locaux étaient largement majoritaires, tandis que ceux venus d’autres régions, notamment d’Antananarivo, n’étaient pas au rendez-vous.
Pour Gilbert Rakotonirina, coorganisateur du Marathon de Diego et président de Diego Sport Aventure, qui travaille avec Rando Mada, cette baisse pourrait s’expliquer par la multiplication des courses hors stade dans différentes régions. « Il y a aujourd’hui de nombreux organisateurs de courses hors stade, ce qui peut expliquer en partie la diminution du nombre de participants », indique-t-il. Il évoque également la difficulté du parcours, jugé relativement exigeant.
Les organisateurs déplorent par ailleurs un faible appui institutionnel. Malgré les demandes adressées aux autorités, ils disent ne pas avoir bénéficié d’un soutien significatif pour cette édition. Le financement et l’appui matériel reposent ainsi essentiellement sur les entreprises privées. Les organisateurs ont également annoncé qu’ils prévoyaient de cesser, dès l’année prochaine, l’organisation du Trail de Nosy Be et du Raid d’Isalo. Cette décision pourrait marquer un tournant pour l’équipe, amenée à revoir l’organisation et le financement de ses grandes compétitions hors stade.
Raheriniaina