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| Les différents acteurs du projet Papec lors du lancement officiel. |
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Papec (Promotion d’activités génératrices de revenus pour préserver l’environnement côtier) dans la région Boeny, une convention a été signée hier entre les différents partenaires, dans la salle de réunion de l’hôtel Baobab Tree, à La Corniche, à Mahajanga.
Le projet vise à préserver les écosystèmes côtiers tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales. « Le projet entend réduire la dégradation des mangroves et promouvoir leur conservation à long terme, tout en améliorant les moyens de subsistance des communautés locales. Il répond aux pressions croissantes exercées sur les écosystèmes côtiers et aux difficultés rencontrées par les communautés qui en dépendent. Ces fortes pressions mettent en péril la biodiversité et la sécurité économique des habitants. Les zones littorales jouent un rôle fondamental dans la subsistance des communautés et la dynamisation de l’économie locale », a souligné la représentante du FFEM, Janique Etienne.
Le budget total du projet s’élève à 3,1 millions d’euros. Le Papec est financé à hauteur de 1,5 million d’euros par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
Filières durables
« Les communautés locales ne devraient pas être considérées comme de simples bénéficiaires, mais comme des acteurs à part entière du projet», a indiqué Noro Andriamamonjisoa, présidente du conseil d’administration de la Fondation Tany Meva.
Le projet a principalement pour objectif de soutenir le développement et la valorisation de filières économiques durables, notamment la pêche artisanale, la pêche aux crabes, l’apiculture, la saliculture, la culture et la transformation de la soie et du raphia, la production de charbon de biomasse ainsi que le tourisme écoresponsable.
« Il n’y a pas de développement sans protection de l’environnement. Ce projet est intégré à la feuille de route de la région Boeny pour les dix-huit prochaines années. Nous espérons qu’il aura un impact direct sur le niveau de vie de la population », a déclaré le chef de la région Boeny, Adakalo Nasolo.
Le directeur régional du Développement durable et de l’Environnement de Boeny, Tovoniaina Charles Rakotonanahary, était également présent à la cérémonie de lancement du projet.
Les zones d’intervention du Papec comprennent la nouvelle aire protégée d’Antrema, gérée par le Muséum national d’histoire naturelle de Paris (MNHN), ainsi que le complexe de zones humides de Mahavavy-Kinkony, géré par l’association Asity Madagascar. Ces deux sites se trouvent dans le district de Mitsinjo.
Le parc national de la Baie de Baly, situé dans le district de Soalala et géré par Madagascar National Parks (MNP), fait également partie des zones concernées. Il en est de même pour l’aire protégée de Bombetoka-Belemboka, gérée par l’association Development and Environmental Law Center (DELC), dans les districts de Mahajanga II et de Marovoay.
Vero Andrianarisoa
