Accusé d’être impliqué dans un trafic local de méthamphétamine, un guide touristique a été acquitté au bénéfice du doute, hier, à l’issue de son procès à Anosy.
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| Devant le palais de justice d’Anosy, un fourgon pénitentiaire transporte les détenus. |
Un procès portant sur un trafic local de stupéfiants s’est tenu hier devant la cour criminelle ordinaire, dans la salle 5 du palais de justice d’Anosy. Deux accusés ont comparu à la barre. Le premier, père de famille, guide touristique et domicilié à Anosibe, a été acquitté au bénéfice du doute. Son coaccusé, porteur d’eau dans le même quartier, a été condamné à un an de prison ferme. Incarcéré depuis le 14 juin 2025, il a toutefois déjà purgé sa peine, selon le président de l’audience. Sa détention préventive a ainsi été déduite de la peine prononcée.
D’après l’acte d’accusation, la police avait saisi une petite quantité de « rôrô », présentée comme un dérivé d’héroïne, ainsi que de la méthamphétamine et d’autres substances stupéfiantes. Ces produits avaient été trouvés en possession du porteur d’eau, soupçonné d’avoir servi de livreur.
Les forces de l’ordre avaient également perquisitionné le domicile du guide touristique, où de la drogue avait été découverte dans un réfrigérateur ainsi que dans le garage.
« Je nie l’accusation. Je conduisais des touristes à Mahajanga. On m’a confié un paquet dont j’ignorais le contenu et que j’ai oublié. C’est ma sœur qui en est responsable. Effectivement, notre maison a été perquisitionnée. Ma famille et moi vivons au rez-de-chaussée, ma sœur à l’étage. La drogue a été découverte chez elle et non chez moi. L’autre partie se trouvait dans le garage, dans le coffre de sa moto et non dans le mien. J’étais à Moramanga quand la police m’a convoqué. Je me suis présenté de moi-même au bureau », a-t-il expliqué.
En cavale
Sa femme, présente dans la salle, a été appelée par le juge pour confirmer ses déclarations. Interrogé par le magistrat, le guide touristique a affirmé ne pas savoir où se trouvait sa sœur. Celle-ci avait échappé à son arrestation et demeure en cavale, selon la procureure générale.
D’après l’accusation, cette femme aurait régulièrement chargé le second prévenu de livrer de la drogue. Ce dernier a toutefois contesté les faits, affirmant qu’il ignorait la nature du paquet qu’elle lui avait demandé de remettre. Il aurait reçu 2 000 ariary pour cette livraison.
Les avocats des deux accusés ont plaidé l’acquittement du guide touristique et une peine minimale pour le porteur d’eau, tandis que la procureure générale a requis l’application stricte de la loi.
La femme présentée comme propriétaire de la drogue, toujours introuvable, a été reconnue coupable et condamnée par contumace à trois ans d’emprisonnement.
Gustave Mparany
