Cinq agents de la douane sont entendus dans le cadre de l’enquête sur la tentative de sortie d’environ six kilogrammes d’or à Ivato. La douane affirme vouloir faire toute la lumière sur les éventuelles responsabilités.
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| Antoine Randrianjafy, directeur général de la douane, lors de son intervention sur l’affaire de la saisie d’or. |
L’affaire de la saisie d’environ six kilogrammes d’or à l’aéroport international d’Ivato entre dans une nouvelle phase, avec l’ouverture d’une enquête visant cinq agents de la douane. L’information a été confirmée par Antoine Randrianjafy, directeur général de la douane, lors d’une déclaration à Antaninarenina.
Ils sont entendus depuis hier dans le cadre de cette enquête. Les investigations doivent notamment permettre d’établir les circonstances dans lesquelles cette quantité importante d’or a pu être transportée jusqu’à l’aéroport et d’identifier les éventuelles responsabilités dans cette affaire. À ce stade, leur présence dans l’enquête ne permet pas de conclure à leur culpabilité. Il appartient aux investigations et, le cas échéant, à la justice de déterminer les responsabilités de chacun.
Le directeur général de la douane affirme, de son côté, que son administration n’entend pas protéger les agents qui auraient manqué à leurs obligations. Il assure que les employés qui ne respectent pas la loi ou qui seraient impliqués dans des pratiques de corruption ne bénéficient d’aucune protection de la part de l’administration. Cette position intervient alors que la douane s’inscrit dans une dynamique de réforme et de renouvellement.
L’affaire rappelle ainsi le rôle des agents chargés du contrôle des marchandises et des voyageurs aux frontières. Le travail de la douane ne se limite pas aux formalités liées aux déplacements. Les contrôles effectués dans les aéroports participent également à la protection des intérêts de l’État et à la lutte contre la sortie illégale de ressources du pays. Dans ce contexte, l’intégrité des agents et le respect des procédures constituent des éléments essentiels pour maintenir la confiance du public.
Transparence
La saisie de l’or aurait été réalisée grâce à une collaboration entre la présidence de la République et la douane. Une femme qui s’apprêtait à quitter le territoire avec cette cargaison avait déjà embarqué à bord d’un avion. L’appareil devait rejoindre Nairobi, avant de poursuivre son trajet vers Dar es-Salaam.
Le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, s’était rendu directement sur place afin de suivre l’évolution de la situation. Il avait alors affiché une volonté de fermeté face à ce type de dossier. Cette intervention traduit l’importance accordée par les autorités à la surveillance des mouvements de ressources à la sortie du territoire.
Pour l’heure, l’enquête se poursuit. Le directeur général de la douane appelle à laisser les enquêteurs et la justice accomplir leur travail. L’objectif reste d’établir les faits sans tirer de conclusions avant la fin de la procédure.
Au-delà de la quantité d’or saisie, cette affaire pose donc la question de la responsabilité des agents publics dans l’exercice de leurs fonctions. La transparence de l’enquête et le respect des procédures judiciaires seront déterminants pour faire toute la lumière sur cette affaire et préserver la confiance des citoyens dans les services chargés du contrôle aux frontières.
Lucia Rabarijaona
