Le réalisateur et programmateur malgache Laza Razanajatovo assure pour la deuxième année consécutive la direction de la programmation de l’Encontro de Cinema Negro Zózimo Bulbul, à Rio de Janeiro.
Une nouvelle étape dans les échanges cinématographiques entre Madagascar et le Brésil. Jusqu’au 25 septembre, Laza Razanajatovo participe à la 19e édition de l’Encontro de Cinema Negro Zózimo Bulbul, consacré aux cinématographies noires du Brésil, d’Afrique, des Caraïbes et des diasporas noires. Créé en 2007 par l’acteur et réalisateur brésilien Zózimo Bulbul (1937-2013), le rendez-vous constitue un espace de diffusion et de rencontre pour les cinéastes noirs.
Pour cette 19e édition, Laza Razanajatovo place la programmation sous le signe de la phrase « La terre ne ment pas », empruntée à la cinéaste sénégalaise Safi Faye et à son film Kaddu Beykat. À travers cette thématique, les œuvres réunies abordent notamment le territoire, le corps, la famille, la mémoire, le droit d’exister et la possibilité de choisir sa propre place.
Cette participation s’inscrit dans la collaboration développée au fil des années entre les Rencontres du film court Madagasikara (RFC / Madagascourt Film Festival) et le Centro Afrocarioca de Cinema Zózimo Bulbul. En avril, cette coopération avait notamment permis la présentation à Rio de films primés aux RFC, dont Zébu d’Orients de Hary Joël Rakotovelo et Anthon Kahn, ainsi que le film d’Henriette Sena, récompensé d’une mention spéciale.
Dans son éditorial, le programmateur souligne également différentes formes de résistance, qui peuvent passer par le fait de nourrir, aimer, écouter, protéger, faire son deuil ou transmettre. Le cinéma noir est ainsi présenté comme un espace où les récits peuvent être racontés à partir de l’expérience de ceux qui les vivent.
Cassie Ramiandrasoa