BETSIBOKA - L’exploitation de l’or mise sous contrôle

Le ministère des Mines et des Ressources stratégiques a présenté, hier, lors d’une conférence de presse, les résultats et les objectifs des descentes menées dans la région Betsiboka pour contrôler les activités minières. et faire respecter les autorisations, notamment dans l’exploitation de l’or.

Les responsables du secteur minier lors de la présentation consacrée au suivi de l’exploitation aurifère.

Cette deuxième opération depuis le lancement de la réorganisation du secteur en mai 2026 vise à identifier les activités sans autorisation, contrôler l’utilisation des équipements et encourager les exploitants à exercer dans le cadre légal, afin que l’exploitation de l’or profite davantage aux collectivités et aux populations locales.

Cette descente intervient après une première opération menée dans le cadre de la réorganisation du secteur minier. Plusieurs acteurs de la filière aurifère sont concernés par les contrôles, notamment les collecteurs d’or, les titulaires de permis, les exploitants à petite et à grande échelle, les comptoirs d’achat ainsi que la Centrale de l’or de Madagascar.

Selon Mihary Ratsimbazafy, directeur général de la Centrale de l’or de Madagascar, la présence des responsables sur le terrain permet de vérifier les conditions dans lesquelles les activités sont exercées et de mieux connaître les difficultés rencontrées par les exploitants et les populations vivant autour des sites miniers.

Le contrôle porte notamment sur les exploitations qui fonctionnent sans les autorisations requises. L’utilisation de matériels lourds fait également l’objet d’une attention particulière. Les dragues à godets, par exemple, ne peuvent être utilisées sans permis. 

Enquêtes

Pour les exploitants artisanaux, certains équipements mécaniques restent autorisés, mais leur utilisation dépend notamment de leur puissance. Des informations sur les équipements autorisés sont disponibles en ligne pour permettre aux opérateurs de vérifier les règles applicables à leurs activités.

En cas d’utilisation de matériel lourd sans autorisation, les équipements peuvent être retenus jusqu’à la régularisation de la situation. Des mesures peuvent également être prises contre les exploitants qui utilisent des équipements dans des conditions non prévues par la réglementation.

Des infractions ont déjà donné lieu à des enquêtes de la police des mines, notamment dans l’affaire survenue à Beanana, dans le district de Maevatanana. Ces interventions doivent permettre de réduire les activités exercées sans autorisation et de mieux suivre les opérations d’extraction et de commercialisation de l’or.

La régularisation de la filière doit également permettre aux collectivités de bénéficier davantage de l’activité minière. L’exploitation de l’or génère des revenus pour les communes à travers les mécanismes prévus par la réglementation. Elle fait aussi vivre des populations locales, directement ou indirectement, à travers les activités d’extraction, de traitement, de collecte et de vente du métal.

Les autorités encouragent ainsi les exploitants à obtenir les autorisations nécessaires et à exercer dans le cadre légal. Des mesures sont engagées pour faciliter l’accès aux autorisations et la délivrance des permis. L’objectif est de mieux suivre la production et la circulation de l’or, tout en permettant aux collectivités et aux populations locales de bénéficier davantage de cette activité.

Lucia Rabarijaona

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