| Les Ankoay U23 durant la « FIBA 3X3 Nations League » de Gaborone en juillet. |
Les Ankoay U23 dames s’apprêtent à jouer leur première Coupe du monde de basketball 3x3 du 15 au 19 septembre à Wuhan, en Chine, suite à leur qualification obtenue à Gaborone après la FIBA 3x3 Nations League. En attendant la sortie de groupe où évolueront et contre qui joueront les Ankoay, les entraînements se poursuivent à Mahamasina sous la direction d’Eli Michael Rakotonindrina.
La mission s’annonce difficile, mais c’est très utile pour mesurer l’écart avec les meilleures mondiales de la discipline comme les Pays-Bas, la France, les États-Unis... Dans le 3x3, un match se joue sur un rythme élevé, avec peu de temps pour récupérer ou corriger les erreurs. L’adresse, l’intensité défensive, la capacité à gagner les duels et surtout la gestion des dernières possessions peuvent faire basculer une rencontre. Une exigence que les Ankoay doivent anticiper dès maintenant avec leur préparation intensive.
Pour les Malgaches, l’enjeu sera d’abord de ne pas viser le titre mondial, mais d’acquérir plus d’expérience dans la logique de la politique de la relève. Face aux grandes nations, elles devront imposer leur agressivité et leur rythme, tout en évitant les pertes de balle et les fautes inutiles.
Jouer libérées
Le niveau qui les attend reste très élevé. Les États-Unis, la Chine, la France, l’Espagne, les Pays-Bas ou encore le Japon disposent de structures beaucoup plus avancées dans le 3x3.
Pour les Ankoay, l’objectif ne devrait pas se limiter au classement final. Une victoire contre une équipe mieux cotée, une qualification pour le tour suivant ou même des matchs disputés jusqu’aux dernières secondes seraient déjà des performances significatives.
« Cette Coupe du monde constitue surtout une occasion de gagner une expérience que les compétitions régionales ne peuvent pas offrir. Chaque confrontation à Wuhan permettra aux joueuses de découvrir d’autres styles de jeu, une intensité différente et des exigences physiques et tactiques supérieures dans la préparation de la relève », confie Eli Michael Rakotonindrina, coach des Ankoay dames.
Le basketball féminin malgache a déjà montré sa capacité à rivaliser sur la scène africaine et régionale. Mais franchir le cap mondial nécessite davantage de confrontations internationales et une préparation adaptée au 3x3.
Les Ankoay ne partent pas avec le statut de favorites. Elles devront plutôt jouer le rôle d’outsiders capables de surprendre. Leur meilleure chance réside dans leur capacité à jouer libérées, à défendre fort et à rester dans les matchs le plus longtemps possible.
Donné Raherinjatovo